Éric Pasco, président de l'Union athlétique de Langueux
À 41 ans, Éric Pasco change de casquette en prenant la direction de l'Union athlétique de Langueux (UAL). Ce coureur à pied reconnu, précurseur des épreuves hors stade, prend la suite de Michel Aubault, créateur du club. Ce dernier prend la direction de la Corrida dans le cadre d'une nouvelle association, afin de dissocier les deux vis-à-vis des instances fédérales.
Le Télégramme : Quelles sont vos fonctions au sein du club ?
Éric Pasco : « Depuis le mois d'octobre, j'occupe mes nouvelles fonctions de président au sein de l'UAL, probablement une suite logique de mon implication depuis 1994. Je connais bien le fonctionnement du club et, en tant qu'acteur, je maîtrise l'encadrement des sportifs. Et puis, je suis bien entouré avec des entraîneurs de qualité. Je n'ai pas l'intention de tout révolutionner, mais plutôt d'assurer la continuité d'un système qui a fait ses preuves, en s'intéressant à la formation des plus jeunes. »
Quel est, selon vous, le plus grand événement sportif de tous les temps ?
« Je possède une culture foot pour avoir évolué à l'AS Trégueux et, ensuite, à l'US Langueux avant la course à pied. Donc, mon choix s'oriente vers la coupe du Monde de 1982, pour la qualité du jeu... Et puis celle de 1998, pour la ferveur populaire ! »
Quel est votre sportif préféré ?
« Michel Platini, l'homme et le joueur, mon idole ! En plus, il a évolué dans mon club préféré, l'AS Saint-Étienne. J'avais des posters partout dans ma chambre ! »
Avez-vous un rêve sportif ?
« À 15 ans, il est permis de rêver ; par exemple, de réaliser une carrière de professionnel dans le football... Et puis, tu te fais une raison. Ensuite, j'ai plutôt espéré réaliser un super temps au marathon en étant 25 e Français de la distance en 2 h 22'34''. J'avais 24 ans et plein d'ambitions. J'en suis resté là en accumulant les blessures, les traumatismes m'ont certainement empêché de faire mieux. »
Avez-vous un coup de gueule ?
« Le dopage, il est présent partout. Je ne crois plus à la valeur sportive au haut niveau. Chaque record entraîne de la suspicion. Je suis désabusé de voir l'athlétisme souffrir de ce fléau, l'arrivée du fric dans cette discipline a tout foutu en l'air ! »