18 septembre 2009
Le Grenelle de l'environnement a changé la donne dans le monde de la construction. L'État encourage les économies d'énergie mais les particuliers peinent à s'y retrouver. Pour les y aider, des artisans costarmoricains font cause commune.
Après le Grenelle de l'environnement, comment y voir clair parmi les éco-prêts à taux zéro, les crédits d'impôt, les isolations thermiques et autre diagnostic de performance énergétique? La multiplicité des exposants sur la Foire-expo est significative de l'inflation de l'offre, mais le particulier qui a un projet de rénovation ou de construction, lui, est un peu perdu. Face à la forte demande des consommateurs, la section costarmoricaine de la Fédération française du bâtiment (FFB) a décidé, il y a quelques mois, de mettre en place un label, «Je bâtis avec l'environnement». Le but: «Permettre au particulier ayant un projet de ne voir qu'un artisan qui traite l'intégralité du chantier», explique Benoît LeMée, chargé de la relation aux entreprises à la FFB, présent, hier, sur le stand «Je bâtis avec l'environnement», de la Foire-expo.
Un seul interlocuteur
À ce jour, une vingtaine d'entreprises du département ont suivi une formation, générale et spécifique à leur corps de métier, et signé la charte «Je bâtis avec l'environnement». Ils s'engagent à aider à trouver des financements, à éclairer sur les aides pour l'économie d'énergie et proposer une «offre globale» aux particuliers. «Ça ne sert à rien d'installer une pompe à chaleur s'il y a de la déperdition par le toit, illustre Benoît Le Mée. Une étude thermique du bâtiment peut être proposée. L'entreprise peut alors mettre le particulier en relation avec une autre. Mais il n'a qu'un interlocuteur, l'intervenant qu'il a vu en premier.»
Des intérêts partagés
Les artisans concernés ont bien compris qu'ils avaient intérêt à la fois à s'unir pour augmenter leur propre marché et à se distinguer de la concurrence en misant sur les économies d'énergie. «Avec le Grenelle, les entreprises devront s'y mettre. Elles n'auront pas le choix», estime Benoît Le Mée. Ce qu'ont confirmé Didier Doré, conducteur de travaux chez LeBras Construction, et Guillaume Hamon, dessinateur des Constructions Le Gall, présents hier sur le stand. Leurs entreprises respectives sont dans une même démarche, notamment dans l'isolation des murs. Chez eux, le béton est coulé entre deux plaques de polystyrène. «Ça évite de chauffer des murs froids en hiver et la chaleur ne rentre pas trop dans la maison en été», précise DidierDoré.
Un diagnostic obligatoire pour les maisons à vendre
Le coût à l'achat d'une maison aux normes thermiques actuelles est de 6 à 12% plus élevé qu'une maison traditionnelle. Mais, début 2013, des normes encore plus strictes entreront en vigueur. S'y prendre maintenant n'est pas une mauvaise idée. Des diagnostics de performance énergétique, assortis d'une évaluation, vont, en effet, être mis en place sur les maisons à vendre. Pour l'acheteur, une maison mal notée induira des travaux à venir et, par conséquence, son prix de vente sera plus bas que d'autres de même surface.
«Avec le Grenelle les entreprises devront s'y mettre.»
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