2 novembre 2009
Les Costarmoricains de la Bretagne Wrestling Catch ont de plus en plus de succès. À Pordic, samedi, 400personnes sont venues assister à leur gala, amusées de se prendre au jeu.
23h, samedi, à Pordic. Les deux jeunes catcheurs de la «Team Latino devastation» viennent de se faire éliminer du tournoi par équipe. À peine remis de leurs efforts, ils signent des autographes à une petite dizaine d'enfants. À côté, des cartes à leur effigie sont en vente et le petit commerce marche bien.
Des pères de famille
La Bretagne Wrestling Catch, club briochin, bénéficie du retour en force de la mode du catch, via les chaînes de la télévision numériques et les vignettes des stars américaines en vente dans les bureaux de tabac. «Les enfants sont à fond. Ils collectionnent lescartes de catch», confirme David, 34 ans, qui a amené Maxence, 5ans, et Elouan, 9 ans, à la salle de Pordic. «Ils voulaient voir en vrai, ce que ça donnait et c'était l'occasion. J'avais même réservé des places, au cas où.» Samedi soir, près de 400 personnes sont venues au gala. Appareil photo numérique à la main, lepère de famille ne perd pas une miette du combat qui se déroule devant lui. «Les enfants s'amusent, donc on va rester jusqu'au boutmême si ça finit après 23h.» De l'autre côté du ring, Anthony, 27 ans, apprécie lui aussi le spectacle avec Lisa, 9 ans. «Ma femme a été prévenue qu'ily avait ce tournoi. Comme elle sait que j'aime ça, elle m'a dit d'yaller.C'est la première fois que je vois ça en vrai et je trouve que c'est pas mal».
À la française
Jean-Loïc, 62 ans, est venu deSaint-Brieuc avec sa femme. «J'adore ce sport depuis toujours. Là, je trouve qu'ils font des efforts pour amuser la galerie avec de belles figures.» Sa femme se lève pour supporter un catcheur; lui, laretient par le bras mais regarde le combat. Les corps tombent lourdement sur le sol du ring, notamment composé de plaques de bois. «Le catch n'a rien de violent car tout est imaginé préalablement.Je trouve le catch américain moins prenant, il y a plus de fioritures et ils travaillent sur la personne. Dans le catch français, comme ici, l'important c'est davantage le numéro, l'action qui prime», analyse l'amateur.
«Fan de catch»
Fanny, 21 ans, de Pléhédel, est devenue «fan de catch». Mais cesont Pedro Arena et the Strangler, de la Bretagne Wrestling Catch, qui la fascinent, plus que les stars américaines. «Avant, jeregardais les matches à la télévision. Maintenant, je regarde moins et je vais les voir dès qu'ils sont dans le coin.» Le succès ne se dément pas. Lapreuve, Guillaume Maréchal, manager général et présentateur du spectacle, dit que le club refuse des sollicitations. «Il y a trois ans, nous faisions quatre galas par an. Maintenant, on essaye des'arrêter à un par mois.»
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