4 février 2012
Dans quelques semaines, c'est une délicate opération de construction qui démarrera au coeur du centre-ville. Six ans jour pour jour après l'incendie qui avait ravagé la galerie Saint-Guillaume (dans la nuit du 25 au26février 2006), et un an après la pose de la première pierre par le maire de Saint-Brieuc, le site va accueillir les premiers engins du chantier de construction du Carré Saint-Guillaume.
«Le moins de nuisances»
Un carré qui va être composé dedeux immeubles. Le premier constitué de quatre étages d'appartements et d'une surfacecommerciale de 300m² en rez-de-chaussée, donnera sur larueSaint-Guillaume. Le second, situé à l'arrière de la parcelle, s'élèvera sur trois étages. Ce projet privé porté par le promoteur lillois Jean-Claude Lefèvre, comprendra au total 26logements «de standing» (du studio au T5), dont 13sont déjà vendus; un parking de 39 places sur deux niveaux (avec accès par la rue des Promenades) pour les habitants du Carré; ou, encore, une galerie d'accès au supermarché situé à cet endroit. Évidemment, la réalisation d'un chantier de cette importance au coeur d'un îlot déjà bâti, n'ira pas sans contraintes pour le voisinage. Si, hier soir, Jean-ClaudeLefèvre a assuré aux riverains que tout avait été étudié pour «générer le moins de nuisances possible pour les riverains», Marie-Claire Diouron, première adjointe au maire, s'est voulue réaliste. «C'est une opération qui, c'est vrai, va être difficile à vivre pendant la durée des travaux. Mais c'est toujours le cas en centre-ville.»
Trafic de camions
Comme elle l'a encore indiqué, c'est le prix à payer «pour voir cet îlot réhabilité dans 18 mois». D'où la réunion d'information qui avait lieu en mairie. Pour un participant, «c'est la rue Saint-Guillaume qui tire avantage de cette opération. Sur la rue des Promenades, se concentrent tous les problèmes et les nuisances.» En effet, l'accès principal au chantier se fera par cette artère qui deviendra semi-piétonne, avec suppression des places de stationnement, pendant la durée des travaux, a expliqué Marie-ClaireDouron. C'est donc par là que passeront les camions toupie (de deux à huit par jour pendant trois mois, puis cinq par jour pendant cinq mois) durant la phase de gros oeuvre. En revanche, pendant l'étape précédente de démolition, les camions pourraient peut-être circuler rue Saint-Guillaume (jusqu'à 10h) et sortir du plateau piétonnier par la place Glais-Bizoin. Si des tests menés prochainement s'avèrent concluants. À suivre donc.