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Aide aux victimes : un appui souvent précieux

22 février 2012

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Service gratuit et confidentiel assuré par une association, l'aide aux victimes permet d'orienter et de conseiller celles et ceux quise retrouvent perdus dans la jungle judiciaire.

Christelle Tardivel, salariée de l'Association départementale d'alternative judiciaire (Adaj), reçoit deux fois par semaine, au sein du palais de justice de Saint-Brieuc. Des personnes en grande détresse, souvent. Des victimes, la plupart du temps. Vendredi, en début d'après-midi, c'est Véronique (*) qui se présente dans son bureau. La jeune femme habite une commune périphérique de Saint-Brieuc. Avec elle, sous son bras, deux dossiers.

«Pas une avocate»

Les présentations sont rapidement expédiées. Véronique présente son «cas» à son interlocutrice. «J'ai été victime de violences, en 2010. J'ai porté plainte, mais je n'ai pas eu de nouvelles depuis.» Aussitôt, Christelle Tardivel tente de comprendre les étapes procédurales. Le fond de l'affaire ne la concerne pas vraiment. «Je ne suis pas avocate. Mon rôle se limite à conseiller les demandeurs sur les démarches qu'ils peuvent effectuer», précise-t-elle. «Vous avez eu un récépissé du dépôt de plainte?», questionne-t-elle. «Non, je n'ai jamais eu de nouvelles...». Aussitôt, Christelle Tardivel décroche son téléphone, appelle le parquet. «Cela fait 17 ans que je viens en aide aux victimes. Les relations avec les services judiciaires sont excellentes et durables.» Les services du procureur n'ont aucune trace de la plainte de Véronique...

Pas là non plus pour lancer la machine

Christelle Tardivel se tourne alors vers le commissariat. Et là, ça mord. Elle parvient à reconstituer le cheminement du dossier de Véronique. «Il faudra que je fasse des recherches auprès du greffe correctionnel», signale la salariée de l'Adaj. Véronique ne saura pas, aujourd'hui, quelles démarches il lui sera possible d'engager. Qu'importe, elle a déjà un nouveau rendez-vous, auprès du service d'aide. Et la certitude que ses attentes sont à l'étude. «Mais ce sera à vous de lancer la machine judiciaire», avertit Christelle Tardivel. «Si elle le souhaite, je pourrais orienter Véronique vers les permanences des avocats à la mairie, deux mercredis par mois.»

(*) Prénom d'emprunt. Pratique Le service d'aide aux victimes est gratuit et confidentiel. Tél.02.96.61.83.79.

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