2 février 2012
La participation du conseil général au fonctionnement du PaysCentre-Bretagne s'élève à55.000EUR. Lemaintien de cette somme au prochain budget départemental semble bien compromis. «En raison des conditions financières difficiles qui s'annoncent, on est sûr de perdre au moins la moitié de cette subvention, si ce n'est pas la totalité, aprévenu le président Guy LeHelloco. Ilva falloir trouver des solutions.»
20% du budget à trouver
Réunis mardi soir à la maison du développement, pour débattre des orientations budgétaires, les élus ont ébauché des pistes de travail, notamment celle d'augmenter lacontribution par habitant. Mais lasomme a trouver est importante, la perte des 55.000EUR correspond à20% du budget du Pays. «Les communes ont déjà un budget modeste et les dotations ne vont pas aller en s'améliorant, a fait remarquer Pierre LeHelloco, le président de la communauté de communes d'Uzel. Si les aides du conseil général et d'autres continuent à baisser on ne pourra pas continuer à faire monter la dotation». Mais le président a constaté qu'il était aussi possible de faire des économies dans certains services. L'enjeu de ces économies, c'est l'emploi. Actuellement, huit personnes travaillent au Pays Centre-Bretagne, àl'administration, au tourisme et à la commission énergie. L'aide, revue à la baisse, du conseil général correspond à un salaire et demi.
Un plan formation pour le Pays
En ouverture de séance Georgette Bréard, vice-présidente du conseil régional, et déléguée du Centre-Bretagne, a présenté le nouveau dispositif de formation professionnelle dela Région Bretagne, de 2011 à2015. «Vous êtes sensibles au développement économique de votre région,vous devez savoir que les formations sont essentielles pour aidercedéveloppement», a lancé la conseillère, aux élus du Pays. Elleadécliné ce qui va être faitsurle territoire, notamment l'ouverture de150places de formation pré-qualifiantes, sur Loudéac,MerdrignacetCollinée. La conseillère metaussi en avant ledéveloppement de la formation en apprentissage ou en alternance. «Aujourd'hui, nous avons 4.000 places d'apprentissage qui ne sont pasoccupées enBretagne. Il y a des outils pour se former, il faut les utiliser».
Développer les filières alimentaires de proximité
Le Pays a choisi de répondre àl'appel à projet du conseil régional pourdévelopper les filières alimentaires de proximité. Un plan d'action est à mettre place sur un à trois ans, avec une aide financière plafonnée à 30.000 EUR par an. «En rapprochant les filières de production et de vente, nous avons une bonne occasion de valoriser les commerces avec des produits locaux de qualité. Il y a aussi des débouchés à mettreen place en développant les contacts entre les agriculteurs et la restauration collective», a expliqué Mathilde Le Breton, directrice du conseil de développement, en charge du projet.

27 mai 2012

27 mai 2012