22 février 2012
«Nous avons souhaité vous mettre dans le coup», a expliqué le député Marc Le Fur, lundi, aux responsables des agences de travail temporaires de Loudéac, Lamballe, Pontivy et Ploërmel (56). Autrement dit, les associer à la démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS), lancée depuis près d'un an, et qui aabouti à la mise en place d'un pôle pilote. Au même titre que les salariés, lespartenaires sociaux et les entreprises agroalimentaires. Celles-ci constituent un secteur prioritaire dans cette lutte. «Il y a quatre fois plus de TMS dans notre zone que sur le territoire national. Ils y constituent 90% des maladies professionnelles dues, essentiellement aux activités de l'agroalimentaire (travail dans le froid, gestes répétitifs affectant le poignet, le coude et l'épaule)», a rappelé le député.
Un rôle à jouer
Pourquoi les agences d'intérim? Parce qu'elles sont, souvent, la première marche vers le monde du travail et, plus particulièrement, l'agroalimentaire. «Il s'agit de voir comment vous pouvez sensibiliser vos donneurs d'ordre et vos salariés qui peuvent apprendre, dès ledépart, les gestes qui éviteront les TMS». Également, parce que, s'ils ont un coût pour la Sécurité sociale et lesentreprises, les TMS peuvent avoir d'autres répercussions pour les agences: la difficulté à recruter dans l'agroalimentaire, notamment, pour cause de souffrance au travail.
Des axes de travail
Deux axes ont été retenus: le travail sur l'ergonomie des postes detravail, avec des professionnelsspécialistes de la question,àl'échelle du territoire. Mais,aussi, le dialogue entre lesagences et les entreprises de l'agroalimentaire, qui leur font appel.«Ceci, pour mieux fixer lecadre de la prévention des TMS». La réflexion sera poursuivie par la Maison de l'emploi lors d'une prochaine réunion, en avril.

26 mai 2012

25 mai 2012 à 15h55