14 septembre 2009
La colère gronde chez les producteurs laitiers dont la rémunération est en dessous des coups de production. Hier matin, bon nombre de producteurs du canton ont expliqué au public, leurs désarrois et lesraisons qui les conduisent à engager la grève du lait. «La crise dans laquelle est plongée la production laitière est due à une politique néfaste qui favorise les intermédiaires au détriment des producteurs», affirment les éleveurs. «Aujourd'hui, le lait est payé 0,25EUR le litre, une aubaine pourcertains», lance JacquesLeMoing, producteur à Saint-Thélo. Entre les coopératives, lestransformateurs et les distributeurs, ceux qui gagnent de l'argent sont nombreux car n'oublions pas qu'à partir du litre de lait payé à0.25 EUR au producteur, des tas deproduits dérivés sont fabriqués beurre, yaourts, desserts...
«Ça ne peut donc plus durer»
«Un projet de contractualisation qui risque d'intégrer les producteurs aux coopératives laitières, menace et nous ne voulons pasdeça», déclare BernardGeorgelin, exploitant à Saint-Hervé. «Nous deviendrions ni plus nimoins des salariés de la coop comme s'est déjà le cas dans d'autres filières. Aujourd'hui, lesprix du lait sont en dessous desprix de production; ça ne peut donc plus durer», ajoute-t-il.
De nouvelles actions
D'autres actions sont d'ores et déjà lancées avec distribution delait à la population. En prévision, action, mercredi matin, sur laplace du Matray et peut-être mardi, àMerléac.
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