5 février 2012
Julien Querrat, paysagiste, installé à Landéhen depuis quelques années. Formé dans la région parisienne, titulaire d'un BEP et BAC pro, il est tombé amoureux de la Bretagne au cours de ses vacances et c'est pour cela qu'il s'y est installé, avec sa femme Céline, qui exerce le même métier. Leur secteur d'activité, le territoire de Lamballe, principalement les particuliers, et des chantiers d'élagage, comme actuellement pour Lamballe. Outre l'entretien des jardins d'agrément et l'élagage, ils proposent la conception de jardins, et conseillent pour les plantations et leur réalisation.
De nouvelles tendances
Cependant, le choix des plants est devenu de plus en plus un phénomène de mode, constate Julien Querrat. «Il y a quelques décennies, on plantait beaucoup de thuyas, de forsythias, du laurier. Aujourd'hui, ce sont des oliviers, des palmiers, qui s'adaptent très bien dans nos régions,peut-être à cause du réchauffement climatique». Il est vrai que la tendance est à la plantation d'espèces résistantes à la sécheresse, mais également au froid. Les paysagistes s'adaptent donc aux exigences des clients tout en suivant l'évolution du climat.
Du gazon en un jour
Les changements dans les tendances ne s'arrêtent pas aux variations climatiques. Les particuliers, pour les jardins d'agrément, utilisent désormais plus souvent du gazon en plaques: «Le client part le matin à son travail, il revient le soir, sa pelouse est verte», explique Julien Querrat. «Des entreprises sont spécialisées dans la production de gazon, et nous le mettons en place à la demande du client, tout en respectant un temps limite de conservation des plaques». Paysagiste, ce n'est pas seulement, imaginer et concevoir le jardin, c'est aussi créer des terrasses agrémentées de plantations, fontaines, murets, ou autres. «La terrasse devient le prolongement de la maison et pratiquement une pièce à vivre». Maçonnerie, dallage, électricité, font donc partie de son domaine de compétences. Pour satisfaire le client, le surprendre, il faut sans cesse innover. Et donc faire évoluer son métier. Un challenge qui ne fait pas peur à Julien Querrat.

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