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Lamballe

Nuisances. Les riverains de la Cooperl veulent porter plainte

15 octobre 2009

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L'association des habitants du quartier du Plessis, de L'Hermitage et du Petit Lamballe menace de porter plainte contre la Cooperl. Elle lui reproche, notamment, des nuisances sonores et olfactives.

«Compte tenu des nombreuses nuisances engendrées par l'activité mal encadrée des industriels agroalimentaires présents sur le sol de la commune de Lamballe, l'association a écrit aux responsables publics en charge des pouvoirs de police pour annoncer qu'elle est sur le point de porter plainte pour les chefs suivants: pollutions olfactives et sonores caractérisées, construction sans permis de construire et déversement de substances nuisibles dans les eaux superficielles.»

Un ultimatum adressé à la Cooperl

L'introduction de ce communiqué, long de trois pages, adressé à Jean-Louis Fargeas, préfet des Côtes-d'Armor, à Loïc Cauret, maire de Lamballe, et à Emmanuel Commault, directeur de la Cooperl, peut paraître brutale, tout en étant très claire. Les faits ne sont pas nouveaux, mais l'association, cette fois, par l'intermédiaire de son avocat, MeBenoîtCoussy, du barreau de Paris, est prête à aller jusqu'au bout si rien n'est fait par la Cooperl. Au bout de ces trois pages de réquisitoire, l'association estime que «dans ces circonstances, et a fortiori depuis l'adoption du principe du pollueur-payeur dans notre Constitution, il ne fait aucun doute que devront être prises sans délai des mesures adéquates pour assurer le respect de la règle de droit, au besoin en prenant un arrêté de fermeture, et en tout état de cause, en dressant procès-verbal de l'ensemble des infractions précitées». Fin de citation.

Une réunion de conciliation en vue

Joint hier au téléphone, Emmanuel Commault, qui doit aussi faire face à la crise du porc, a estimé que des efforts avaient été réalisés par son entreprise ces dernières années. Sur les nuisances sonores, il a néanmoins déclaré qu'elles restaient inférieures au seuil réglementaire. «Quant à l'accusation de construction illégale d'un bassin d'eau, elle est fausse, a ajouté le directeur. Cette construction a été décidée avec la mairie de Lamballe pour offrir une réserve d'eau aux pompiers en cas d'incendie. Quant à sa régularisation dans le plan local d'urbanisme, elle devrait se faire prochainement.» Néanmoins, Emmanuel Commault a déclaré que «tous les efforts seront faits pour assurer le développement économique et industriel de l'entreprise dans le respect des réglementations et des riverains». Le directeur a d'ailleurs annoncé l'organisation d'une réunion de conciliation avec l'association des riverains, les services de la préfecture et de la mairie de Lamballe pour analyser les pièces de ce dossier.

  • Lionel Samson
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