19 janvier 2012
Vous avez rencontré le personnel et les représentants syndicaux de la CFTC, de la CFE-CGC et de la CGT. Des salariés inquiets (lire ci-dessous). Où en est-on?
Tout d'abord, je tiens à préciser une chose importante: nous ne sommes pas dans une stratégie de fermeture programmée du site de Lannion. Il n'en a jamais été question. Je suis catégorique là-dessus et surpris que cela ait pu être imaginé. Chez Xerox, nous avons une certaine éthique des affaires. Nous sommes soucieux de l'avenir de nos collaborateurs, et d'autant plus à Lannion, étant donné le contexte historique (*) et les engagements pris en 2003. J'ajouterais qu'en tant que Lannionnais de souche et ancien d'Highwave Optronics, je suis particulièrement sensible à la situation économique du Trégor. J'ai déjà eu l'occasion de le dire aux élus que j'entends bien rencontrer prochainement (lire notre édition d'hier, NDLR). Nous aurons une discussion, pas de soucis.
Quid du plan social?
La raison du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) tient à la perte d'un contrat majeur (avec GDF, NDLR), qui représente environ 25% de l'activité du site de Lannion. Nous sommes une société de service, tributaire des aléas économiques. Dix-huit postes sont affectés au contrat perdu. On a beau chercher, nous n'avons pas de charge de travail pour remplacer cette perte d'activité. Pour autant, à la fin du PSE,nous aurons peut-êtremoins de départs effectifs qu'évoqués. Nous travaillons à reclasser en interne un certain nombre de collaborateurs. Par ailleurs, nous sommes dans l'attente d'un retour auprès d'un potentiel nouveau client. Nous espérons avoir quelques bonnes annonces à faire dans les prochains jours.
Dix-huit postes, c'est donc un plafond?
Oui. Nous espérons que ce nombre soit revu à la baisse. Nous faisons tout pour, en tout cas. J'ajoute qu'en 2012, aucune fin de contrat n'est programmée. Nous avons de la visibilité jusqu'en 2015.
Les syndicats demandent à ce que le PSE soit étendu à l'ensemble du groupe. Pourquoi ne pas l'envisager?
Tout simplement parce que nos clients ont aussi des exigences en terme de localisation de la prestation et il nous est impossible de transférer nos activités d'un site à un autre, au prétexte qu'avec internet, on pourrait travailler de partout.
L'inspection du travail se montre très critique sur les motivations économiques de ce plan social. Elle parle «d'insincérité»...
Je ne comprends pas la formule. L'inspection du travail est peut-être venue nous voir, à Lannion,mais personnellement, je ne l'ai jamais rencontrée. De fait,son approche ne s'appuiesans doute pas sur les bonnes informations. Mais nousallons lui adresser une réponse.
L'expert-comptable mandaté par le comité d'entreprise met lui aussi en doute la justification du plan social...
Il a fait son travail d'analyse, mais ce n'est pas pour autantque nous la partageons. Ce plan, c'est une décision extrêmement difficile pour nous. On afait tout ce qu'on a pu et nousrecherchons encore des pistes.
* Xerox est née de l'externalisation du service documentaire d'Alcatel, Alcatel DUD.

26 mai 2012

26 mai 2012