7 novembre 2009
Hier, une trentaine de salariés de RFS adébrayé devant le site de Lannion, tandis que leurs représentants étaient à Trignac pour défendre les53 emplois menacés.
«Nous tenons à notre site et nous ne voulons pas le laisser à l'abandon», déclare David Durand, membre du comité d'entreprise de RFS. Hier matin, une trentaine de salariés de Radio Frequency Systems a débrayé pendant deux heures devant le site de Lannion alors que leurs représentants se trouvaient à Trignac (44) pour un comité central d'entreprise exceptionnel.
Ils bloquent le départ des produits
Les grévistes ont brûlé des palettes et sorti leurs banderoles. Dans leurs yeux, se lisaient tout autant de la lassitude que de l'espoir. Mais surtout pas de la résignation. «Nous irons jusqu'au bout, expriment quelques salariés. Nous continuons à travailler. Mais depuis le 21septembre, nous bloquons l'expédition de produits semi-finis vers Trignac». Le 15octobre, lors de la table ronde à Saint-Brieuc, les salariés de RFS ont eu le sentiment d'avoir été entendus par «le patron de leur patron», Pierre Barnabé, le P-DG d'Alcatel-Lucent France. «Nous espérons avoir un retour mais nous sommes vigilants», note une salariée. Dans l'après-midi, les représentants du personnel faisaientpart, par téléphone, de leur déception à l'issue de cette première réunion de négociations dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi.
«Nous sommes dans une impasse»
«Nous avons repris la réunion du 18septembre qui avait été interrompue par un incendie à Trignac, explique Yann Gouezel, secrétaire du comité d'entreprise. Notre direction campe sur sa position qui est de supprimer 53emplois à Lannion. Elle se dit prête à discuter de solutions alternatives sur le bassin lannionnais, c'est-à -dire qu'elle est prête à reclasser une dizaine, voire une quinzaine de personnes sur le bassin. Nous sommes dans une impasse. Il faudra bien qu'il y ait des avancées de part et d'autre». «Nous gênons la production de RFS à Trignac qui n'a plus de stock depuis l'incendie, commente Yves Nicolas, délégué syndical CGT. Si nous sommes amenés à le faire, c'est à cause du plan de sauvegarde de l'emploi. Nous voulons arrêter les licenciements». À l'issue de cette réunion, unexpert-comptable a été nommé. Il sera chargé de chiffrer les différentes solutions alternatives.
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