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Lannion

Patrimoine. Les cloches de Loguivy sonnent à nouveau

17 septembre 2009

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Chassées du clocher de l'église car l'une d'elles présentait un embonpoint préjudiciable, lestrois cloches de Loguivy ont regagné leur nid. Sept mois de travaux ont été nécessaires. Et110.000EUR.

Dans ce clocher-là, il y avait forcément quelque chose qui clochait. À le voir s'effriter de jour pluvieux en jour venteux, à le regarder s'incliner comme une tour pisane, on se doutait qu'une petite chirurgie allait tôt ou tard s'imposer. Elle a eu lieu. Et le résultat semble probant. Sept mois ont passé entre la première prise en charge et le bon de sortie définitive du restaurateur de bâtiments anciens, Lefèvre, de Pordic. «Lors de l'électrification des cloches, dans les années 1960, le perçage a dû provoquer un affaiblissement des fondations du clocher, indique Alan Diverres, directeur adjoint des services techniques de la Ville. Il y a bien eu des renforcements entre les pierres dans le courant des années 1980, mais la consolidation était insuffisante. Il a donc fallu démonter tout le clocher, pierre par pierre, faire fondre une nouvelle cloche car l'une des trois était trop lourde, et reconstruire le tout. En renforçant la partie maçonnerie par trois tirants.»

Mur d'enceinte, fontaines et vitraux à revoir

La cloche trop envahissante a par conséquent été priée de se trouver un autre clocher. Et c'est l'église de Kérien, au sud de Bourbriac, qui en a hérité. Outre une nouvelle acolyte de même taille qui est venue se glisser au chaud, avec les deux autres cloches déjà existantes, un coq doré a fait son apparition sur le sommet du clocher de Loguivy. Le coût d'ensemble des travaux s'élève à 110.000EUR, dont 5% sont pris en charge par la commune de Lannion. Le reste des subventions émanant de la Direction régionale des affaires culturelles, du conseil général et du conseil régional. Cette première tranche de restauration en appelle d'autres. Parmi les projets les plus urgents: le mur d'enceinte extérieur à l'église, qui, sous le joug des intempéries se dégrade peu à peu. L'enduit intérieur de l'édifice, et les fontaines méritent eux aussi quelques soins. Enfin, les vitraux, percés en maints endroits, montrent des signes de fatigue. Pour l'heure, seule la Drac peut accélérer la procédure.

  • Benoît Tréhorel
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