3 février 2012
«Il y a trois ans, les écoles Joseph-Morand et Jean-Savidan ont accepté de fusionner pour éviter une suppression de poste. C'était reculer pour mieux sauter puisqu'aujourd'hui, on nous remet le couvert», dépeint Christelle Bacor, parent déléguée.
Dernière école publique du centre-ville
Depuis qu'elles ont appris que leur école bicéphale se trouvait de nouveau dans le collimateur, les familles ne décolèrent pas. «L'inspecteur se base sur une prévision de 142 élèves à la rentrée 2012, alors que le directeur d'établissement en prévoit 167», arguent les parents. Lesquels, au-delà des comptes d'apothicaire, imaginent avec effroi le début de la fin. «Si on perd une classe, il n'y aura plus d'accueil des petits âgés de moins de 3 ans. Les familles se tourneront naturellement vers l'école privée Jeanne-d'Arc toute proche, provoquant une nouvelle érosion des effectifs et, à terme, la fermeture pure et simple de la dernière école publique en centre-ville.»
Les Ursulines à la rescousse
Pour les représentants de la mairie rencontrés samedi, comme pour la députée CorinneErhel entrevue lundi et encore, le conseiller général DenisMer, mercredi soir, le projet de fermeture est d'autant plus malvenu que les quinzelogements sociaux en construction aux Ursulines, seront livrés et occupés par des familles, dès le mois de juin. «De nouveaux élèves, l'école en comptera donc à la rentrée», misent parents et enseignants d'une même voix.
Les enseignants en grève lundi
L'inspecteur d'académie ne leur a pas laissé grand espoir mais pas question de baisser les bras. «On a signé une pétition. Lundi, jour de réunion du comité technique départemental qui statuera sur les projets de fermeture, les enseignants seront en grève, aucun cours ne sera assuré.»
27 mai 2012 à 17h22

27 mai 2012

26 mai 2012