2 octobre 2009
Classes surchargées, explosion des heures supplémentaires, manque de profs, etc. Au lycée Le Dantec, le mécontentement est plus que palpable parmi les profs.
Le mécontentement monte parmi le corps enseignant du lycée Félix-Le Dantec. Hier matin, à l'appel de l'intersyndicale Snes-Sgen-CGT-Sud, ils ont observé un débrayage d'une heure. Au même moment, une délégation était reçue dans le bureau du proviseur pour faire remonter ses doléances jusqu'au rectorat. Ce mouvement intervient à un moment où «on constate une insuffisance de moyens pour que le lycée puisse fonctionner de façon satisfaisante», souligne Christian Kervoelen (Snes-FSU).
Moins 45 postes en six ans
Les motifs d'insatisfaction ne manquent pas parmi les professeurs. «Quatre postes ont encore été supprimés en cette rentrée. On arrive à 45 postes en moins sur six ans, alors que les heures supplémentaires explosent!», dénonce Christian Kervoelen. Exemples à l'appui. «Un poste a été supprimé en maths. Or, on arrive aujourd'hui à 35heures supplémentaires dans cette discipline. En espagnol,ilmanque au moins un demi-poste.» Les classes surchargées - «certaines comptent jusqu'à 36 élèves», indique Christian Kervoelen - sont, une nouvelle fois, pointées du doigt par les syndicats. Tout comme la polyvalence involontaire de certains profs, qui se retrouvent à enseigner des matières «qu'ils ne maîtrisent pas!». Le cas «d'un collègue professeur en productique à qui on a demandé de faire cours en construction... Ça pose quand même problème», rapporte Christian Kervoelen. Quant au dédoublement en langues vivantes en terminale, «ils n'existent pas ici, et ce au mépris des textes réglementaires. Normalement, il doit y avoir dédoublement à partir du 21eélève...»
Les administratifs aussi
Mais les profs ne sont pas les seuls à monter au créneau pour exprimer leur ras-le-bol. «On arrive plus à faire surface, sachant qu'il nous manque un poste et demi, dans un service lourd en travail», affirme un agent administratif. Les conseillers d'orientation du CIO de Lannion tirent également la sonnette d'alarme. «Sur notre secteur, grosso modo de Plestin à Paimpol, on compte aujourd'hui un conseiller pour 1.500 élèves. Bien évidemment, on y arrive plus... La mission d'orientation est en train d'être transférée vers les enseignants, qui ne sont pas formés pour ça et qui ont déjà beaucoup à faire», explique Catherine Quéré (Sud Éducation).
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