30 septembre 2009
Le Trégor-Goëlo est en train de se doter d'un plan Infra Polmar. À terme, les maires des communes du littoral pourront s'appuyer sur une procédure précise, en cas de pollution maritime «mineure» sur leurs côtes.
Pourquoi un plan Infra Polmar?
Tout le monde connaît le plan Polmar. Le préfet le déclenche en cas de grosse pollution maritime, du style l'Erika, par exemple. Mais s'il s'agit d'une pollution de moindre ampleur, c'est au maire de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de son littoral. Pas simple. «C'était parfois la débrouille», confesse Joël Le Jeune, président de Vigipol, confronté à des pollutions, par le passé, en tant que maire de Trédrez-Locquémeau. Avec Infra Polmar, Vigipol veut épauler les maires dans la gestion de crise. «La démarche Infra Polmar consiste à mettre en place une procédure dans le cas de pollutions de moindre ampleur», indique Joël Le Jeune.
Où en est-on?
Initiée par Vigipol, la démarche Infra Polmar dans le Trégor-Goëlo prend forme. Un groupe de travail a été constitué dans les quatre communautés de communes du Trégor-Goëlo (Lannion Trégor Agglomération+Perros-Guirec, communauté de communes des Trois Rivières, communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux, communauté de communes de Paimpol-Goëlo+Bréhat). Au total, 74personnes réparties sur les 32 communes, les quatre intercommunalités et Vigipol collaborent à ce projet. Les récentes réunions de travail ont «confirmé la pertinence d'une coordination intercommunale», précise Joël Le Jeune. Elles ont également mis en lumière des points sur lesquels Infra Polmar devra apporter des réponses précises: intervention sur les îles, en particulier les îles privées; gestion des bénévoles; nécessité de coopérer entre communautés de communes riveraines, notamment celles séparées par un estuaire commun. D'ici à la fin octobre, les collectivités vont elles-mêmes recenser les moyens humains et matériels dont elles disposent, mais aussi les vulnérabilités de leur territoire (description de la côte et de ses accès, présence ou non de sites sensibles ou d'activités menacées par une pollution, etc.). Les intercommunalités, elles, vont travailler sur l'aide qu'elles pourraient apporter aux communes (traitement des déchets, communication, cartographie opérationnelle, etc.). Vigipol, de son côté, travaillera en lien avec la préfecture, le conseil général et le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) de Brest.
Un plan précis à l'horizon 2010
Tout ce travail préalable va déboucher sur la réalisation d'un document, ou plan de sauvegarde, qui indiquera précisément les procédures à suivre en cas de pollution. «Vigipol adaptera la méthodologie générale Infra Polmar aux spécificités de chaque territoire», souligne Sophie Bahé, chargée de mission à Vigipol. Bien sûr, ce document sera constamment réactualisé (numéros de téléphones, etc.). «Il faudra le faire vivre!», indique Joël LeJeune. Les élus pourront s'appuyer sur lui en cas de pollution. Un plus pour la gestion de crise.
Étendre la zone
Le plan Infra Polmar sera amené à étendre sa zone d'action. Vers les côtes finistériennes ou encore la baie de Saint-Brieuc. «D'ici deux à trois ans, on veut couvrir toute la côte nord de la Bretagne», annonce Joël Le Jeune. Par ailleurs, un DVD, financé par la Région et réalisé par Trégor-Vidéo, mettra en images la procédure Infra Polmar.
Bijoux. Yutta Schaeidt défend son idée du beau
Terre des Hommes. Fest-noz humanitaire au printemps
Très haut-débit. Les craintes de Corinne Erhel
RFS. Une table ronde lundi à la sous-préfecture
Infos services
Aujourd'hui
À savoir
Diwan. Cherche donateurs pour financer sa croissance
Carré Magique. Bravo Le Prato!
À savoir
Infos services
Le Dantec. Un documentaire pour mieux comprendre la malnutrition
Téléthon. Les pompiers vont transpirer pour la bonne cause