3 novembre 2009
Deux semaines après le suicide d'un ingénieur, le climat social reste tendu à France Telecom, sur le site de Lannion. Le 27octobre, une réunion des délégués du personnel a tourné court, alors que les représentants souhaitaient poser pas moins de 141 questions. Selon les organisations syndicales, la réunion avait débuté depuis 45 minutes et abordait la 26e question, lorsqu'un membre de la direction aurait donné à l'un des délégués du personnel «l'injonction de quitter la salle sur le champ, sous prétexte qu'il tenait des propos irrévérencieux». Par solidarité, tous les délégués du personnel et délégués syndicaux ont alors choisi de quitter la réunion. «Cette attitude fermée a profondément choqué les représentants du personnel de Lannion. Cet événement nous met devant le constat que la logique d'affrontement reste la seule ligne de conduite de la direction», écrivent les délégués dans un courrier adressé à Jean-Philippe Vanot, directeur exécutif de France Telecom. Dans lequel ils demandent que les représentants de la direction «mènent une politique constructive et de dialogue» avec les délégués du personnel. Et sollicitent une entrevue avec le P.-DG Didier Lombard, «qui s'était engagé à revenir rapidement à Lannion, voilà déjà deux semaines».
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