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Lannion

France Telecom. 250 salariés réunis contre «la souffrance»

11 septembre 2009

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Hier après-midi, 250 salariés de France Telecom R & D se sont réunis au sein de l'entreprise, dans le cadre d'une journée contre «La souffrance au travail», à l'appel d'une intersyndicale. Cette journée survient après les suicides de plusieurs salariés de l'entreprise en France, dont un qui travaillait sur le site lannionnais, et alors que se tenait au niveau national, une réunion du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Selon un communiqué de la CGT, «les délégués ont exposé leur préoccupation sur la politique de rentabilité à outrance de l'entreprise au service de l'actionnaire», tandis que «le personnel a pu exposer les difficultés rencontrées tous les jours, la pression sur certains quand d'autres manquent d'activité et sont laissés à la recherche d'un emploi».

Une motion à Thierry Bonhomme

Les personnes présentes ont approuvé le texte d'une motion, qui doit être transmise à Thierry Bonhomme, directeur de la R & D. «Nous affirmons que l'entreprise porte une part décisive de responsabilité dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la «souffrance au travail»», dit ce texte. Qui dénonce des méthodes ressources humaines «fortes et parfois féroces», qui «font des ravages sur tous nos collègues, surtout les plus affaiblis d'entre nous. Ces méthodes ont conduit au cours de l'été certains salariés à des actes désespérés.» Cette motion demande notamment à l'entreprise de «cesserles suppressions d'emploi et de postes, les restructurations et les suppressions arbitraires de postes; lespratiques de discrimination et les pressions incessantes à la mobilité professionnelle et géographique».

Des mesures prises par la direction du groupe

Dès hier soir, la direction du groupe France-Télécom faisait connaître plusieurs mesures prises au niveau national pour répondre aux attentes des salariés: suspension jusqu'au 31octobre des mutations prévues pour réexaminer leur mise en oeuvre, ouverture d'une négociation sur le stress avec l'ensemble des partenaires sociaux, état des lieux fin novembre avec un expert indépendant, renforcement des effectifs
de médecine du travail (+10%) et des équipes ressources humaines dites de proximité (+100 collaborateurs); enfin, généralisation des négociations locales sur l'accompagnement des réorganisations, notamment en terme de formation et de mesures d'accompagnement des mobilités.


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