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Lannion

Centre-ville. Une commerçante se plaint de marginaux

19 octobre 2009

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Une commerçante, victime de la présence agressive de marginaux, a porté plainte. Et demande à la mairie d'intervenir.

Vitrine dégradée, vendeuse insultée et menacée: le magasin Esprit Men, au bas de la rue des Augustins, se plaint des agissements d'un ou de plusieurs groupes de personnes, qui «squattent» régulièrement les abords de la boutique. Ils occupent un renfoncement situé entre le magasin et un emplacement commercial vacant.

Vitrine dégradée

«Ils urinent sur la vitrine, elle a été cassée, il y a quelques jours. Certains sont déjà entrés dans le magasin», énumère IsabelleDemeillat, la gérante. Qui perd patience, à force d'appeler la police deux ou trois fois par jour. Elle a porté plainte pour le bris de la vitrine. La semaine passée, des policiers sont venus un soir, à l'heure de la fermeture, pour assurer la sécurité d'une vendeuse. «La police intervient toujours. Mais ils reviennent aussitôt.» Lasse, cette commerçante a alerté la mairie, pour lui demander de prendre des mesures. Au mois de juillet, elle a rencontré le maire. Et, la semaine dernière, a été reçue par Thierry Gallen, directeur des services. La mairie lui fait valoir qu'il existe un arrêté municipal, interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique et qu'un accueil de jour ouvrira en janvier, qui pourra accueillir la population concernée.

Pas question d'un vigile

Mais pas question d'embaucherun vigile, comme l'a suggéré la gérante. Quant à la police,elle peut verbaliser la consommation d'alcool ou la mendicitéagressive. Mais pas la simpleprésence sur la voie publique. Isabelle Demeillat a reçu le soutien d'autres commerçants. Et ditsubir une perte d'exploitation.«Je sais que des gens ne rentrent pas à cause de leur présence. Et j'ai des frais pour nettoyer et réparer la vitrine. J'aimerais voir ce qui se passerait s'ils squattaient les marches de la mairie.»

Un emplacement à remplir

Néanmoins, tout le monde convient que la meilleure solution serait l'installation d'un commerce dans l'espace aujourd'hui vacant. Voilà qui serait de nature à éloigner toute présence indésirable.

  • J.-L. R.
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