29 juillet 2010
Pour le baisser de rideau, il va encore falloir attendre. Lancée au début de l'été, l'expérimentation du ramassage des algues vertes dans le rideau d'eau se poursuit dans la baie de Saint-Michel-en-Grève (lire Le Télégramme du 1erjuillet). Une troisième salve d'essais a été lancée cette semaine. Et ce ne sera pas encore la dernière. Un quatrième rendez-vous est d'ores et déjà fixé à la mi-août. Toujours dans l'eau de Saint-Michel-en-Grève, bien sûr. Pour rappel, cette expérimentation, pilote en Bretagne, estconduite par Lannion-Trégor Agglomération. L'État finance l'opération à hauteur de 95%. Tant mieux pourrait-on dire, car la note se monte quand même à410.000 EUR. Pas rien. Six entreprises, en tout,mouillent leur matériel roulant, pour tester le ramassage des ulves dans zéro à 70 centimètres d'eau. Le tout sous contrôle,notamment, de deux spécialistes du Centre de valorisationdesalgues de Pleubian (Ceva).
Allers-retours dans l'eau
Les tests ont donc repris depuis lundi. Sur la grande plage de Saint-Michel-en-Grève, les machines multiplient les allers-retours dans l'eau. Certaines sont venues de loin. Le cas, notamment, de l'une de celles testées cette semaine sur la plage, qui appartient à une société basée à Vieux-Boucau, dans les Landes. «À la base, cette machine est conçue pour nettoyer le sable sur les plages. Nous l'avons juste modifiée un petit peu pour l'adapter au ramassage des algues dans l'eau», nous a souligné l'un des représentants de l'entreprise.
Qui en pole position?
Le déroulement de cette phase d'expérimentation fait un peu penser à celui d'un grand prix de Formule 1. D'abord, des essais libres pour tout le monde. Ensuite, chaque machine effectue des essais contrôlés (analyse de la teneur en sable et du rendement de la collecte; impacts sur la faune aquatique, etc.). L'objectif pour chaque machine testée: décrocher la pole position. Même si rien ne dit que l'une d'elle pourrait décrocher, plus tard, un marché. «Notre but n'est pas, à proprement parler, de choisir une entreprise, mais avant tout de fixer un cahier des charges, précise Nadine Maréchal, responsable du service environnement à Lannion-Trégor Agglomération. On cherche surtout à caractériser ce qui marche.»
Réponse à l'automne
Si l'avenir du combat contre les marées vertes passe par le ramassage en mer, les décideurs locaux voudront ce qui se fait de mieux. Peut-être, que de ces différents essais naîtra une nouvelle machine de ramassage, synthétisant un peu ce qu'il existe de plus efficace actuellement? Peut-être, après tout, que l'une des machines testées cet été fera l'affaire? Il n'y a encore rien de décidé. «Nous analyserons les résultats de ces tests à la rentrée. La décision ne tombera que vers l'automne, je pense», signale Nadine Maréchal.

26 mai 2012

26 mai 2012