21 octobre 2009
La pluie a certes raccourci le moment, mais n'a nullement ramolli le mouvement. Hier, entre 10h30 et 11h30, environ 200 salariés d'Alcatel-Lucent ont débrayé devant l'entrée du site lannionnais, à l'appel de l'intersyndicale. Une action qui s'inscrit dans un cadre européen, dans la mesure où, au même moment, se tenait une réunion du comité ECID (Comité européen pour l'information et le dialogue) au siège d'Alcatel, rue de la Boétie à Paris. Ce comité étant au-dessus des comités centraux d'entreprise (CCE) des différentes filiales européennes. «L'appel à débrayage concernait tous les sites Alcatel en France et dans les autres pays européens où le groupe est présent, indique Claude Guennoc, délégué CFDT. Nous avons procédé à la lecture de la déclaration commune des organisations syndicales, à l'intention de la direction. Le projet d'externalisation et de délocalisation de certains services inquiète toujours autant les salariés. Et la protestation sociale semble avoir atteint un niveau et une échelle sans précédent.»
Les salariés d'Alcanet s'associent
Une vingtaine de salariés d'Alcanet (partie informatique), qui entamait hier leur huitième jour de grève, s'est jointe aux 200 salariés en colère. «L'externalisation vers Hewlett Packard conduit très probablement au risque de licenciements. La garantie d'emploi n'étant que de 18 mois», souligne Jean-Max Martin, secrétaire du comité établissement, également délégué CFDT. Pour l'heure, pas trop d'action notable n'est envisagée dans les prochains jours. La prochaine réunion du comité central d'entreprise est prévue le 5novembre.
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