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Airlinair. «La ligne Lannion-Paris va rebondir»

6 novembre 2009

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Airlinair se dit optimiste pour l'avenir de la ligne Lannion-Paris. «Le trafic atteint un plancher. Il y aura un rebond en 2010», assure Lionel Guérin, P-dg de la compagnie choisie, mardi, pour exploiter la ligne.



Airlinair assurait déjà les vols Lannion-Paris, affrétée par Brit Air. Que vous apporte le fait de devenir exploitant de la ligne?
Lannion-Paris est une ligne très importante pour nous. C'était la première liaison d'Airlinair, le 17mai 1999. Nous l'avons fait pour le compte d'Air Liberté, Air Lib puis Brit Air. C'était important pour nous de poursuivre cette ligne. Ce qui change, c'est que la ligne sera commercialisée par Airlinair, sous notre pavillon. Et nous aurons notre propre grille tarifaire.

Le trafic est en baisse constante depuis 2008. Est-ce que cette baisse va continuer?
Le trafic aérien est en baisse de 15 à 20%, c'est vrai pour tout le monde et pas seulement Lannion-Paris. On a prévu 29.000 passagers en 2010, contre 41.000 en 2008. C'est une prévision réaliste. Mais je pense que nous sommes arrivés à un plancher, au fond de la piscine. Je pense qu'on va remonter courant 2010, pour franchir la barre des 30.000passagers.

Comment comptez-vous trouver de nouveaux voyageurs?
On va faire une politique tarifaire de crise, pour aller chercher le client. Nous l'annoncerons dans quelques jours. Nous allons dédier un commercial localement, pour aller voir les clients, les PME-PMI. Lannion a l'ambition d'avoir des entreprises de haute technologie. Ilfaut remplir un peu mieux l'avion, en pratiquant des tarifs unpeu moins chers.

Certaines collectivités sont réticentes à apporter leur contribution. C'est une inquiétude?
La première année sera difficile. Ce n'est pas pour rien que cette ligne doit être subventionnée. Les 2,4MEUR de déficit sont un maximum. Dans un an, on fera un bilan de la ligne. Si le déficit est supérieur, la perte sera pour nous. S'il est inférieur, l'État et les collectivités nous donneront moins. On veut respecter notre engagement avec les collectivités locales et que la fréquentation de la ligne augmente. J'ai lu que nous en avions pour un an. Moi, j'espère que nous serons encore là dans dix ans.

Malgré la perspective de la ligne TGV, qui mettrait Lannion à trois heures de Paris en 2015?
L'avion, ça marche pour les villes situées à plus de trois heures de Paris en train. On en reparlera en 2015.

Qu'est-ce qui vous rend optimiste?
Les collectivités locales se sont battues, Brit Air a maintenu la ligne. Si nous avons une qualité de service, une commercialisation de proximité, des tarifs adaptés et que l'économie repart, nous n'en resterons pas là.

  • Propos recueillis par Jean-Luc Le Roux
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