19 octobre 2009
Il y a cent ans disparaissait Marc'harit Fulup, véritable symbole de la tradition bretonne. La conteuse trégorroise ne savait ni lire, ni écrire et ne connaissait pas le français, mais elle a laissé un patrimoine culturel d'une richesse incroyable. Si, aujourd'hui, ce patrimoine est connu, les Bretons le doivent notamment à Luzel, Le Bras et Le Goffic qui ont transcrit une partie de son répertoire. Samedi après-midi, à l'initiative de la municipalité, une journée anniversaire a été dédiée à l'enfant du pays née à Saint-Idunet. Dans un premier temps, le public, venu en nombre, a pu découvrir photos, films remastérisés, livres, documents d'époque à la salle des fêtes avant de rendre hommage à la poétesse. L'inauguration de la plaque de la statue a eu lieu en présence de l'épouse du sculpteur MorleyTrauman, aujourd'hui disparu, qui avait taillé cette oeuvre dans une tonne et demie de granit venant de Plounévez-Moëdec. Ensuite, Marie-Thérèse LeGuillouzic a déposé une bruyère au pied de la statue comme l'avait fait, il y a quelques années, Anjela Duval.
Quatre roses sur le tombeau
Le public s'est ensuite rendu sur le tombeau de Marc'harit Fulup, oeuvre du sculpteur Hernot. Jean-Claude Jégou a déposé quatre roses aux quatre coins de latombe, illustrationde la chanson de Marc'harit, «deux blanches qui chanteront ?Restonsfidèles à notre peuple? etdeux rouges qui diront ?Versle progrès jusqu'à la mort?».
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