7 novembre 2009
Dans un exposé remarquable de méthode et d'accessibilité, Ronan Le Coadic a éclairé jeudi soir son auditoire sur le passé et l'actualité de la langue bretonne, suite à quoi, échangeant avec son public, il s'est autorisé à avancer quelques pistes, en vue de sa survie. «À l'heure qu'il est, et en fonction des études menées, il resterait entre 200.000et 250.000 locuteurs répartis sur les quatre départements bretons, et 300.000 environ si l'on intègre les expatriés de l'Hexagone, mais plus particulièrement en région parisienne». 20% des Finistériens parlent encore le breton, contre 15% des Costarmoricains (sur la moitié du département) 11% des Morbihannais et 2% des habitants d'Ille-et-Vilaine. Ces locuteurs sont principalement agriculteurs, artisans-commerçants et ouvriers. Les trois quarts d'entre eux ont passé la cinquantaine.
Perte de statut
Dès le début du siècle passé, le déclin du breton est lié à sa quasi-exclusion de l'école, suit un véritable effondrement par perte de statut légal, économique et social. Les derniers bretonnants monolingues ont disparu dans les années 50. En 1970, 50% des habitants étaient bilingues, l'autre moitié non. Depuis la courbe ne s'est plus inversée et l'on se situe aujourd'hui à 17% de bretonnants en Basse-Bretagne. Un bilan peu flatteur, si ce n'est, depuis l'apparition des écoles Diwan et bilingues, un coup de frein encourageant à cette chute libre.
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