9 novembre 2009
Ayant largement atteint l'âge de la maturité, le Salon du livre des terroirs n'a désormais pour ambition que de maintenir, au fil des ans, sa vitesse de croisière. Et pourtant hier, la fréquentation a une nouvelle fois surpris les observateurs en montant encore d'un cran par rapport aux années précédentes. «Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps», pourraient entonner en choeur Annie Biannic, Sylvia Croutzeilles et Guy Gouasdoué, chevilles ouvrières de l'affaire, récompensés des efforts consentis. Ils se posent là en dignes successeurs des Roger Le Deunff et autres Jean Boutouiller.
Ne pas jouer dans la cour des grands
Entre les longues tablées d'auteurs déambulait donc un public ravi de pouvoir échanger un moment avec «leur» auteur, avant de recevoir en prime une dédicace. L'éclectisme ambiant faisant l'affaire de tous puisque l'anecdotique côtoyait le sérieux, l'exotique le local, et le sombre le riant. Le côté populaire de ce salon ne se dément pas: il ne se prend pas trop au sérieux en évitant d'aller jouer dans la cour des grands. Ce n'est ni Carhaix, ni Saint-Malo, ni même Brive... aucun ancien président ayant pris la plume n'était présent. Fidèle à son principe, le Salon des terroirs n'invite pas de tête d'affiche: «Tous sur la même ligne de départ et que le meilleur gagne!». Pendant ce temps-là, au bar, Marcel et Pierre accueillaient aimablement ceux, victimes de surchauffe intellectuelle, pour qui la pause-café s'avérait nécessaire.
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