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Conseil municipal. La tension reste palpable

9 novembre 2009

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Vendredi soir, coup de théâtre au conseil municipal avec l'interruption inattendue de la séance (LeTélégramme de samedi). L'ordre du jour était pourtant conséquent et Alain Ernot, maire, a décidé de reporter son étude à vendredi à 20h.

Deux personnalités

La liste - qui a été élue avec 60% des voix, a rappelé le maire - est composée de deux fortes personnalités, le maire, et son ancien adjoint aux finances, Bernard Descamps. Très vite, il y a eu de la tension entre les deux élus concernant les dépenses de la commune. Au printemps, le conseil a voté, à l'unanimité, une délibération concernant la non-participation de Trévou aux frais de cantine des élèves venant des communes extérieures au RPI Trévou-Trélévern. Lors de la séance suivante, le maire a voulu revenir sur cette décision et a fait voter une délibération dans laquelle cette suppression n'était plus catégorique mais modulée dans le temps et ne concernait que les nouveaux élèves. Cette délibération a d'ailleurs été contestée par le contrôle de légalité. Au cours de la discussion, Bernard Descamps s'est opposé fermement au maire. Il a été appuyé par quelques conseillers. Alain Ernot se voyant contredit par son adjoint a décidé, quelques jours plus tard, de lui retirer sa délégation aux finances et l'indemnité qui l'accompagne. Lors de la réunion de rentrée, en septembre, le maire a voulu enlever son titre d'adjoint à Bernard Descamps afin de le remplacer à ce poste. Il fallait pour ce faire un vote à bulletins secrets, comme ce fut le cas lors de son élection. Après une longue discussion passionnée, Alain Ernot a été mis en minorité par le conseil. Bernard Descamps a gardé son titre d'adjoint sans délégation et le maire a nommé un conseiller délégué aux finances, Michel Morvan.

Le maire une seconde fois mis en minorité

On croyait l'épisode clos, mais vendredi, la nomination d'un jeune de moins de 25 ans à la mairie dans le cadre d'un contrat d'accompagnement à l'emploi, contrat Passerelle, qui coûterait 3.500 € par an à la commune, a servi de détonateur. Le débat a été relancé par Noël Prat et Michel Quelen. Les conseillers ont demandé un vote à bulletins secrets et avec six voix pour, six contre et trois blancs, Alain Ernot a été mis à nouveau en minorité. Le maire a mal pris ce vote et, après une suspension de séance, il a décidé de reporter la réunion après des échanges parfois vifs.

Et maintenant?

Vendredi, il va bien falloir discuter des nombreuses questions à l'ordre du jour. Les conseillers vont devoir faire face à leurs responsabilités.

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