28 octobre 2009
Sept élus socialistes ont annoncé, hier soir, leur démission du conseil municipal. Ils exprimentde profonds désaccords avec le maire.
La crise municipale, qui avait éclaté vendredi soir en pleine séance de conseil (Le Télégramme d'hier), n'a pas tardé à avoir des conséquences.
Deux adjointes
Hier soir, sept conseillers de sensibilité socialiste (*), dont deuxadjointes au maire, ont annoncé qu'ils allaient remettre aujourd'hui leur démission. «Le point de rupture est atteint», ont affirmé ces septélus, tous militants ou sympathisants socialistes, lors d'une conférence de presse, où ils ont exprimé de profonds désaccords avec les choix et méthodes d'Armelle Quéniat, le maire. «Nous ne pouvons cautionner la méthode employée pour limoger la directrice générale des services. Cette question grave traitée en question diverse est humiliante à son égard ainsi que pour l'ensemble du personnel communal», déclarent-ils. Concernant le foyer du Gavel, ils déplorent que le maire n'ait pas voulu inscrire à l'ordre du jour un vote sur le choix d'un nouveau mode de gestion. «C'est un sujet difficile. L'avis du personnel est à prendre en compte. Mais on ne peut pas se contenter d'attendre une décision de l'État et dire après: ce n'est pas notre faute», critique Hervé Antoine.
«Fonctionnement autocratique»
Ces deux sujets ont été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mais le mal semble bien plus profond. Les conseillers démissionnaires dénoncent «des modes de fonctionnement autocratiques», l'absence de «débat sérieux débouchant sur une vision commune» et «des décisions prises en petit comité».
Des anciens de la liste Perrin
Les sept élus concernés sont ceux qui s'étaient engagés avec Pierrick Perrin au premier tour des élections municipales de mars2008. Mais la liste du maire sortant n'était arrivée qu'en troisième position du scrutin, devancée notamment par la liste divers gauche d'Armelle Quéniat. Entre les deux tours, ces sept candidats avaient rejoint la liste d'Armelle Quéniat, qui avait emporté la majorité des sièges. «Ce n'était pas une décision facile. Mais il était souhaitable de faire l'union de la gauche. On se disait qu'on pouvait construire quelque chose.»
Démission plutôt qu'opposition
Un espoir aujourd'hui déçu. «Depuis vendredi, nous avions deux choix: démissionner ou entrer dans l'opposition. Mais il ne nous semble pas raisonnable de chercher un blocage du conseil municipal», argumente Laurence Riehl. Par cette décision, ils souhaitent «retrouver leur liberté de parole». Et pouvoir s'exprimer sur une gestion municipale qu'ils jugent «désastreuse», sans «vision» ni «ambition».
* Laurence Riehl (adjointe à la vie associative), Chantal Lemoine (adjointe à la jeunesse et aux affaires scolaires), Catherine Le Bras, Christiane Collin, Claude Grovel, Jean-Claude Guélou et Hervé Antoine.
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