4 août 2012
«On ne veut pas faire du reuz, on veut trouver des solutions», indique simplement Stéphanie Stoll, secrétaire du comité de soutien à Diwan Louanneg. Et il y a urgence car le bail d'un an qui a permis aux deux classes d'être hébergées dans l'ancienne école maternelle expire le 10septembre. La mairie a, quant à elle, demandé à Diwan de vider les lieux pour le 31août. Elle a pour projet d'y accueillir à la fois une nouvelle classe de primaire, la ludothèque intercommunale et le relais des assistants maternels. Du côté de Diwan, bien des pistes ont pourtant été suivies pendant cette année, démarches qui n'ont pas pu aboutir, le plus souvent pour raisons financières. C'est le cas de la dernière en date, l'achat de la Maison Saint-Yves, qui impliquerait pour l'école un loyer de 1.800EUR par mois au lieu des 500 EUR actuels. «Diwan n'est pas riche, l'association vit presque exclusivement du bénévolat de ses membres et des ressources duréseau récupérées lors de manifestations - fest-noz, kermesses, spectacles, vide-greniers...», rappelle StéphanieStoll.
Huit salles vacantes
La solution toute trouvée, les Louannécains de Diwan en ont bien une: rester dans les bâtiments actuels et cohabiter avec les autres structures. «Les locaux partagés, ça existe ailleurs», insiste StéphanieStoll, qui détaille les huit salles vacantes: le centre aéré (troissalles), la bibliothèque, qui fonctionnent tous deux hors temps scolaire et les futurs ludothèque et relais des assistants maternels, qui ne seraient ouverts que quelques heures par semaine. Une solution qui aurait l'avantage d'être économe.
Optimiser les locaux
La question a bien été posée aux élus, mais la réponse est restée jusqu'alors assez floue. Tout en se défendant de leur imposer cette option, les membres de Diwan Louanneg espèrent un nouveau dialogue sur ce thème. «Il faudrait que l'on se mette tous autour d'une table pour en parler de façon dépassionnée, afin d'essayer d'optimiser ces locaux». Un appel du pied à la mairie pour la convaincre, s'il en était besoin, de l'ancrage de Diwan dans le paysage associatif louannécain. Un mémo très documenté d'une vingtaine de pages a même été envoyé à tous les élus municipaux mais aussi aux élus locaux du territoire pour rappeler encore l'intérêt d'une installation pérenne de l'école bilingue dans la commune. «Nos33 élèves ne peuvent pas être à la rue. Il faut trouver une solution sur le long terme, d'autant que d'ici à deux ans, on pourrait atteindre 45 élèves», conclut Koulamn Mathieu, le président de l'association AEP qui gère l'école.
Lire notre article paru le 1eraoût.