4 février 2012
La suppression d'un poste, à la rentrée prochaine, n'est pas recevable pour les parents d'élèves et les élus, qui se sont mobilisés hier, à l'école maternelle du bourg. La suppression nationale de postes touche plus particulièrement les Côtes-d'Armor, et Ploubazlanec n'est pas épargné, avec un poste en moins annoncé pour la rentrée prochaine.
Les enfants âgés de 2 ans pas comptabilisés
Le décompte mathématique des enfants inscrits par l'inspection académique est déjà inexact, les enfants âgés de moins de 3 ans n'étant pas pris en compte (il y en a douze) et, même si les textes existants sont appliqués, il n'en demeure pas moins que la commune ne peut pas prendre en charge le caractère pédagogique de l'accueil de ces enfants. De plus, sept élèves, déjà inscrits, ne sont pas pris en compte par l'inspection académique. Le programme de 30 logements sociaux, lancé par la commune, permet d'envisager une vingtaine d'inscrits supplémentaires à la rentrée prochaine (huit familles sont déjà inscrites) et enfin, l'éclatement, sur trois sites, des classes multiniveaux ne permet pas à cette école de remplir son rôle essentiel d'ascenseur social à l'égard des familles les plus défavorisées. Les parents et les élus ne veulent pas d'une simple application de règles mathématiques car, si la fermeture d'une classe est «facile», sa réouverture est beaucoup plus difficile.
Réunion lundi avec l'inspection
Éric Bothorel, conseiller général du canton, Danielle Brézellec, maire (qui se déplore de n'avoir pu être reçue par l'inspecteur), et Marcel-Henry Bailly, délégué départemental de l'Éducation nationale, sont venus soutenir les parents d'élèves. La réunion programmée lundi matin sera décisive. La délégation de parents présentera une pétition signée par plus de 200personnes, un courrier des parents et un autre envoyé par Éric Bothorel, conseiller général. Les parents sont décidés à manifester leur mécontentement, par tous les moyens qu'ils jugeront nécessaires, en cas de refus catégorique de l'inspection académique.