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Trésor. La cloche d'un bateau de Paimpol en Martinique

20 janvier 2012

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Sylvie Quéméréet sa jeune fille, âgée de 9 ans, ont découvert un petit trésor. La Brestoise installée à La Martinique depuis trente ans a ramené la cloche d'un bateau paimpolais et raconte.

Sylvie Quéméré-Imbert a un institut de beauté à Saint-Pierre, à La Martinique. Brestoise de naissance, elle vit là-bas depuis trente ans. Monitrice de plongée au centre Papa d'Lo, elle a l'habitude de sillonner sa baie. Dimanche, lors d'une baignade sur la plage du bourg, elle a découvert une ancienne cloche de bateau, datant de 1878, avec l'inscription «La Bonne Mère de Paimpol».

Une énorme surprise

«Je ne m'attendais pas à cela en prenant mon masque et mon tuba dimanche matin», souligne la Pierrotine. «Je suis entrée dans l'eau avec ma fille au niveau du centre de plongée Papa D'Lo, j'ai commencé à palmer, lorsque j'ai remarqué à moins de trois mètres de profondeur, un objet rond à peine enseveli dans le sable. J'ai alors plongé pour m'en saisir. C'était une cloche et pas n'importe laquelle car elle a vite révélé son identité». Les affaires maritimes ont aussitôt été prévenues.

La découverte de Sylvie est d'importance. Il est plausible qu'il s'agisse d'un bateau coulé lors de l'éruption volcanique de 1902. La cloche est désormais conservée dans un bac d'eau de mer pour lui éviter de s'oxyder à l'air, en attendant une expertise. Elle devrait ensuite être remise au musée de Saint-Pierre. «La réponse administrative du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), cellule de conservation basée à Marseille, que j'ai pour l'instant est que madécouverte est essentielle», raconte la plongeuse.

Mémoire ouverte

«C'est important pour une meilleure connaissance des épaves de Saint-Pierre. Un vaste projet est d'ailleurs en cours autour de ce site extraordinaire, dans lequel le Drassm, responsable des Biens culturels maritimes, est partie prenante. Selon mes dernières informations, la cloche a été remise au Service régional de l'archéologie de Martinique (SRA), service du ministère de la Culture et de la Communication, qui se chargera de gérer sa conservation. Il est en effet essentiel que la cloche soit stockée en eau et de procéder à son dessalage pour assurer sa stabilité sur le long terme, avant toute restauration qui permettrait de le présenter dans le futur dans un musée» ajoute Sylvie.

À Brest, Patrick Petit, agent en charge des recherches au service historique de la Défense, ne donne pas plus de précisions pour l'instant. «Il est possible que le bateau ait été construit à Paimpol puis affecté à un autre quartier maritime. Il faudra faire des recherches plus approfondies». La cloche n'a pas fini de faire entendre sa voix. Elle a déjà ouvert une porte sur la mémoire.

  • Armelle Menguy
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