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Paimpol

Lycée maritime. «Une vraie chance de l'avoir»

21 avril 2009

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Paimpol, véritable terre de marins depuis des générations avec la pêche à Islande, a la chance d'avoir pu conserver son lycée maritime. «Ce n'était pas gagné pourtant à une époque», rappelle Yannick Hémeury, qui siège au conseil d'administration depuis vingt ans. «Il restait seulement quarante élèves qui ne se destinaient qu'à la pêche. La force de l'établissement, comme celle de la profession, est d'avoir su s'adapter tout le temps; d'avoir su renouveler ses filières, en proposer de nouvelles. C'est primordial d'avoir le lycée ici». Aujourd'hui, le lycée Loti forme 150 adolescents par an. Ils se destinent à la pêche mais aussi à la mécanique ou à la marine de commerce. Soixante cinqadultes peuvent y faire de la formation continue. Les travaux liés à l'aménagement de la conduite maritime se termineront en juin. Les ateliers, basés sur le terre-plein de Kerpalud, à quelques encablures de la Maison de la mer, siège du comité local des pêches, vont s'étendre pour atteindre les 5.000m². Le lycée, réputé dans toute la région, a, de plus, la chance d'avoir été entièrement rénové et de bénéficier de conditions de travail idéales, autant pour les jeunes que pour lesformateurs.

Une kyrielle de possibilités

À la rentrée 2009, trois bacs pros seront proposés, les cursus BEP n'ayant plus cours. Électromécanique marine, conduite et gestion des établissements maritimes seront au programme avec des options: pêche ou pont et marine de commerce. Cela permettra aux jeunes qui le souhaitent d'intégrer des écoles d'officiers ensuite. Les formations initiales sont les trois bacs pros, le CAP de matelot, le BEPM de pêche, de mécanique, de marin, les relations entre les différentes formations. En formation continue, il est possible d'acquérir les diplômes suivants: certificat d'initiation nautique, le brevet de capitaine 200, le certificat capacitaire, le permis de conduire les moteurs marins de 250kW, le brevet de mécanicien 750kW. «L'esprit du coin est celui-là», souligne YannickHémeury. «On est marin d'abord, peu importe la filière, d'autant que les passerelles sont nombreuses, d'un métier à l'autre. On peut aller en marine de commerce et revenir à la pêche ou le contraire. Certains jeunes sont aussi sur des bateaux qui assurent du transport de passagers. Le principal est de garder intacte cette culture de la façade maritime. C'est une force incroyable».

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