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Kerpalud. On abat du travail aux ateliers d'insertion

17 septembre 2009

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C'était journée portes ouvertes au ateliers d'insertion de Kerpalud, hier. Mais c'est toute l'année qu'elles restent ouvertes aux personnes en recherche de travail, d'espoir, et de solidarité.

Si nombre de bêtes ont péri dans cet ancien abattoir, depuis quinze ans, des gens y reprennent espoir. Aux ateliers d'insertion de Kerpalud, gérés par le CCAS (Centre communal d'action sociale), ils sont 16 bénéficiaires de minima sociaux à avoir signé un contrat d'avenir de six mois, renouvelable deux fois maximum. Ils bossent 26heures par semaine à Kerpalud ou à l'extérieur et hier, c'était journée portes ouvertes.

Objectifs plus contraignants

«Les personnes rentrent ici avec un projet qu'ils tâcheront d'accomplir», explique Carlos, encadrant socioprofessionnel. Les objectifs fixés en début d'année pour dans trois ans «offrent beaucoup plus de contraintes, compte tenu du marché de l'emploi actuel». Ainsi il est demandé que 25% des gens de l'atelier sortent avec un emploi dit «durable» (CDI ou CDD de plus de six mois, création d'entreprise, ou entrée dans la fonction publique). Et que 35% des salariés quittent l'atelier en «sortie de transition» (intérim, CDD de moins de six mois) ou en «sortie positive» (projet de déménagement, formation, permis de conduire).

Redémarrer dans la vie

Deux sorties en CDI et en CDD de plus de six mois ont déjà eu lieu cette année à Kerpalud.




2008, annus horribilis pour l'emploi,
avait été vierge de ce type de contrats. Derrière les chiffres se cachent des gens. Nicolas, 36 ans, devrait venir enjoliver les statistiques, puisqu'une signature de CDI dans une entreprise d'hydraulique serait en bonne voie, suite à une EMT (Évaluation en milieu de travail) réussie. «Je suis soudeur de formation, et je suis entré ici en juin. J'ai travaillé sur l'entretien du bâtiment, sur l'enlèvement à domicile de meubles, à la réparation de machines à laver», énumère-t-il. Et d'ajouter: «Être ici, ça permet de ne pas rester seul dans la merde. J'ai pu aussi récupérer des meubles que des gens apportaient, et bien redémarré dans la vie».

Solidarité et compétence

Marie, 50 ans, a bientôt fini ses dix-huit mois de contrats. Elle ne pourra plus rempiler. Aux ateliers, elle s'occupe de la boutique de vêtements et elle fait des ménages à l'extérieur. «J'y ai appris le sens du commerce, l'accueil des clients. Et je me suis fait beaucoup d'amis. Avec les autres salariés, on est tous solidaires». Jasbir, 51 ans, tenait un resto en ville. Aujourd'hui, il s'occupe de la cuisine comme bénévole «en remobilisation» et peut-être comme salarié, en décembre prochain. Kerpalud est définitivement une bonne adresse pour les plus démunis.

  • Frédéric Jacq
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