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Chute du communisme. Trois journalistes témoignent

3 novembre 2009

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L'Histoire fait naître les journaux. La Gazeta Wyborcza, grand quotidien polonais est de ceux-là. Vingt ans après, les souvenirs ressurgissent grâce à trois journalistes en conférence samedi dernierà la Halle.

La Gazeta Wyborcza «La Gazette électorale» est le premier journal quotidien polonais par sa diffusion, avec 400.000 exemplaires. Plus que Le Monde ou le Figaro, dans un pays qui compte un tiers de moins d'habitants que la France.

Journal créé en 1989

Trois des quelques précurseurs à l'initiative de la naissance du journal il y a 20 ans, lorsque le rideau de fer entre Est et Ouest était sur le point de tomber, sont venus discuter avec les locaux lors d'une conférence. Samedi, à la Halle, Piotr Vojcik, créateur et directeur du service photos, Lidia Ostalowska, grand reporter, et Dominique Roynette, journaliste free-lance ont rappelé le quotidien que connaissaient les Polonais dans l'ère communiste. Un point d'orgue pour l'exposition «1989-2009, 20 ans de liberté en Europe de l'Est» qui se tient à la Halle jusqu'au jeudi 12novembre. «À l'époque j'étais jeune, je n'avais pas grand-chose à perdre. Il n'y avait pas d'avenir possible. En mai1989 est donc né le premier journal indépendant libre, dans le bloc soviétique», rappelle Piotr Vojcik. Avec 100dollars en poche, «une sorte d'aventure à laquelle j'avais envie de participer».

La victoire du changement

Et ce nouveau journal d'opposition de soutenir le syndicat «Solidarnosc» de Lech Walesa aux élections de juin1989. Avec le succès que l'on sait. «C'est aussi grâce aux changements économiques et sociaux en cours en Union soviétique, et notamment la perestroïka mise en place par Gorbatchev que les choses ont pu changer en Pologne», insiste Piotr Vojcik. Une liberté retrouvée qui change la donne. «Avant 1989, il fallait au moins cinq autorisations officielles pour faire des photocopies. Nous n'avions pas de passeport pour voyager, témoigne Lidia Ostalowska. Après 89, nous pouvions aller au marché et ne plus avoir à attendre que les oranges débarquent de Cuba par bateau!»

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