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Paimpol

Bio. «Nous sommes professionnels et militants »

16 septembre 2009

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À Paimpolcomme ailleurs, les produits bioont le vent en poupe. Témoinde ce phénomène, Jocelyne Olier, gérante de la coop bio qui vientde déménager pour plus grand. Entretien.



Quelles sont les conséquences de l'engouement pour les produits bio pour votre activité?
Notre outil de travail n'était plus adapté au nombre toujours croissant de clients.
Du coup, notre coopérative biologique Lun&sol qui était située depuis 14ans dans un local de la place de Verdun a dû déménager le 6août. De locataire de 70m², nous sommes passés propriétaires
de190m² sur la place de Bretagne. Et nous avons embauché deux nouveaux employés de commerce, Nolwenn Moal et Dimitri Muller pour être désormais six salariés au total.




Comment expliquez-vous ce boom du bio?
L'activité n'a cessé de croître depuis une vingtaine d'années. Mais depuis trois à quatre ans, tout s'est accéléré. La communication sur les problèmes environnementaux, diffusée via les médias de masse a sans doute joué son rôle à plein. Et puis la multiplication des cancers a dû éveiller la conscience des gens sur la nécessité de surveiller son alimentation, afin de préserver sa santé.




Vous sentez-vous menacés par les enseignes de la grande distribution qui vendent désormais du bio?
Notre modèle est complètement différent de celui proposé par les grandes surfaces. Il est basé sur celui du commerce équitable. Nous négocions directement les prix avec les producteurs locaux pour être tous gagnants dans l'affaire. Il nous arrive même de nous concerter sur une réduction des marges pour offrir des prix attractifs, dans le but d'attirer de nouveaux clients. Nous avons des chartes au sein du réseau Bio coop afin de respecter les conditions de travail et de réduire l'empreinte écologique de notre activité. Et puis nous sommes là pour conseiller les clients, leur faire découvrir de nouveaux produits. Nous sommes des professionnels et des militants. Je ne suis pas sûre que les grandes enseignes proposent cela. Leur politique est celle du prix bas, à tout prix.




Comment se payer du bio, quand on ne roule pas sur l'or?
Les produits bio sont plus chers,certes. Mais si vous comparez le prix d'un plat cuisiné acheté en grande surface à celui d'unplat que vous aurez vous-même préparé avec des alimentsde base bio, le choixestvite fait. Manger bio, c'est surtout une question de volonté.

  • Propos recueillis par Frédéric Jacq
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