10 octobre 2009
Une réunion du syndicat d'eau potable de la presqu'île de Lézardrieux a réuni les délégués, hier matin, à la Maison du développement, sous la présidence de Gilbert Le Briand. Plusieurs intervenants étaient présents, représentant la chambre d'agriculture, le Safege, et divers organismes.
Des points positifs
Alain Gueho, conseiller agricole à la chambre d'agriculture, a présenté les analyses effectuées sur les terres agricoles situées dans le périmètre de protection du captage de Losten Stang, à Hengoat. Elles laissent apparaître de nombreux points positifs avec, notamment, une diminution des apports faits par les exploitants agricoles. Ces analyses sont un outil d'ajustement de la fertilisation azotée, elles font apparaître le constat d'une baisse d'environ 30 unités des apports faits sur les terres. Cécile Rannou, de la chambre d'agriculture, a constaté que l'ensemble des exploitants participe et suit les recommandations. La flambée du prix des engrais a également contribué à leur diminution mais c'est surtout une prise de conscience générale et les efforts faits depuis dix ans qui permettent d'arriver à la situation actuelle. Un élu, lui-même cultivateur, a rappelé que n'importe quel agriculteur est en mesure aujourd'hui de présenter un cahier des charges à jour et justifier d'une moindre utilisation des produits. «Personne n'a intérêt à ne pas les respecter», a-t-il précisé. Gilbert le Briand a demandé si le suivi (engagé pour trois ans et qui arrive à sa fin) fait par le ministère de l'Agriculture sera reconduit. Réponse: «Il faudra voir avec le conseil général et le ministère de l'Agriculture».
Des contraintes respectées
Les analyses font aussi le constat du respect des contraintes d'occupation des sols, des dates d'apport et des restrictions de stockage des déjections animales sur le périmètre de protection. L'analyse a conclu à une diminution non négligeable de la pression azotée sur le périmètre. Les points à poursuivre sont, d'après la chambre d'agriculture, la fertilisation raisonnée, le suivi des conseils du Syntec pour la culture des choux et continuer l'amélioration foncière pour éviter l'érosion des sols. Gilbert Le Briand s'est inquiété de savoir si tous ces efforts permettront d'arriver au chiffre demandé de 10mg de nitrates: «Avec 50mg à la source, comment arriver à ces 10mg au bout? Nous payons pour ce qui a été fait il y a 20-30 ans! Nous n'arriverons jamais à 10mg, même en cessant totalement de mettre des produits. La remise aux normes de l'assainissement permettra d'arriver à une meilleure qualité de l'eau, nous allons cependant vers une amélioration», a-t-il conclu.
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