3 février 2012
En quoi consiste votre métier de «référent de proximité»?
«Je suis là pour discuter avec lespersonnes en difficultés, quelles qu'elles soient, et les aider àtrouver des solutions, lesaccompagner dans leur volontéde changer de métier, deseréorienter,d'obtenir une formation... Parfois ces personnesn'ont pas le temps de faireles démarches, ou ne comprennent pas bien àqui s'adresser.Monmétierc'est d'êtreunouvreur de portes. C'est-à-dire que je dois prendreen compte les souhaits despersonnes qui me rencontrent puis les aider àréaliser leurs projets. Çapeutprendredes formes variées. Lorsqueje reçois une personnequiaun projet précis, jeluiexpliquela formation qu'elle doit demander au Pôle emploi, siellea besoin d'aidepourcontacter le Trésor public je l'aide à prendre rendez-vous... Cemétier c'est aussibeaucoup de médiation: jevais chercher l'informationpour la personne auprès despartenaires sociaux et j'y faisremonter ses propres besoins.»
Comment est née votre poste?
«En 2007, le gouvernement a mis en place un nouveau Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). Concrètement, on a demandé aux différents partenaires sociaux des villes de se réunir et de proposer des actions pour les habitants des quartiers. Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) s'est associé à la Mission locale pour mettre en place des projets, tels que l'auto-école sociale et des animatrices ont été engagées dans le cadre de ces contrats: Rachel Ghotto et Camille Anger à la mairie, Marion Cardiet au CIDFF. Suite à une demande du Pôle emploi, de la mairie et de différents autres partenaires, la mission locale a vu sa compétence élargie dans l'accompagnement et la formation sociale et professionnelle, plus seulement limitée aux moins de 26 ans et c'est ainsi que j'ai été détaché de la mission locale à proprement parler. Mais cette mission détachée est revue d'année en année, et je ne suis pas sûr de rester précisément sur ce poste».
Quels résultats obtenez-vous?
«On arrive à placer des gens du quartier sur des chantiers locaux, grâce aux clauses d'insertion que la mairie et le Conseil général imposent depuis quelques mois. Quand on rencontre une mère et son enfant, en décrochage scolaire, tandis que j'essaye de convaincre le fils de terminer son diplôme avant de repartir sur une formation, Marion Cardiet discute avec sa mère et lui présente des solutions pour qu'elle puisse partir en vacances... Jusqu'à présent, j'ai rencontré 106 personnes, dont 73 en dessous de 26ans, et à environ 60% d'hommes. Une vingtaine d'entre eux à d'ores et déjà trouvé une formation, autant a décroché un emploi. Pratique Permanences les mardis, de 14h à 19h ainsi que les jeudis, de 16h30 à 19h, sans rendez-vous, au local «Mosaïque» du Roudourou, rue du Manoir.

27 mai 2012

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26 mai 2012

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