4 novembre 2009
Lundi soir, les élus ont démarré la tournée des quartiers. C'est l'occasion pour eux d'écouter les habitants. État des lieux rue Notre-Dame.
Lundi soir. 17h30. «Interpeller les gens sous la flotte, ce n'est pas facile!», lance Yannick Kerlogot à Evelyne Ziegler. Lundi soir, en haut de la place du Centre, les élus poussent la porte d'une maroquinerie. Comme en novembre2008, ils veulent engager la discussion avec les habitants des différents quartiers de la ville. «Le stationnement, ce n'est pas évident pour nous les employés, malgré la zone bleue. J'arrive à me garer derrière la médiathèque. Le soir, il fait noir. Je n'irai jamais place Saint-Sébastien. J'ai trop peur». Yannick Kerlogot note le «ressenti» de celle qui travailledepuis plus de seize ans au centre-ville.
La peur des chiens
Trois boutiques plus loin, le patron de Marché Plus n'hésite pas à évoquer «ce qui cloche. Ce sont les gens qui sont dehors, juste devant. Qu'est-ce qu'on va faire? Des gens se sont fait mordre début octobre. Il y a des problèmes avec les chiens. Les personnes âgées en ont peur». Après l'éclairage défectueux de la venelle voisine, le patron des lieux, qui porte également la casquette du président des commerçants du centre-ville, évoque «le bordel du marché du samedi matin» ou encore l'absence de fleurs autour de la Plomée: «Ça fait un peu fade». Evelyne Ziegler ne partage pas ce point de vue: «C'est une question de goût. On avait enlevé les bacs de fleurs pour avoir une vision minérale de la Plomée». La zone bleue s'invite aussi à la discussion: «Ça tourne mieux au niveau des parkings. Les gens peuvent se garer. C'est énorme pour le commerce. J'espère que les commerçants se rendent compte que c'est bénéfique». Après le stationnement, le plan de circulation alimente l'échange: «La rue Notre-Dame ne pourra jamais être fermée. C'est un axe commerçant». Les élus écoutent sans vouloir rentrer dans ce débat. En 2010, ils ont prévu un diagnostic des lieux et une grande consultation des Guingampais sur le sujet. «Lors des réunions publiques, on attend votre participation», lance Yannick Kerlogot au président des commerçants, qui porte la voix d'une centaine de ses collègues.
Un code de bonne conduite
Sur le pavé, en face de la basilique Notre-Dame, les élus sont attendus au tournant: «C'est jamais nettoyé dans la venelle Saint-Jacques. Je me suis renseigné à la mairie. On m'a répondu que c'était du domaine de personne. Beaucoup de gens se plaignent. On slalome entre les crottes de chiens et les bouteilles cassées», témoigne ce couple habitant dans la «touristique» venelle Saint-Jacques. Accompagnés de leurs enfants, ils en profitent pour vider leur sac: «On n'a rien contre le pôle de solidarité. C'est un besoin mais il devrait y avoir un code de bonne conduite. Les gens s'alcoolisent et jettent leurs bouteilles partout. Ils devraient respecter les lieux. Il y a quinze jours, ils ont pissé dans la boîte aux lettres d'une voisine qui a 80ans. On doit apprendre à cohabiter». Yannick Kerlogot reconnaît «qu'une rencontre avec le personnel du pôle de solidarité» est nécessaire pour régler ces problèmes. Du lierre envahissant les remparts ou une rue du Grand-Trottrieux «étroite et dangereuse», l'état des lieux du quartier se poursuit. 19h10. C'est terminé. Les élus peuvent rentrer chez eux avec un cahier de doléances bien noirci. Les prochaines visites de quartiers Ce soir, à 17h30, à Roudourou et aux Castors; demain, à 17h30, La Madeleine et Saint-Michel; vendredi,à 17h30, à Sainte-Croix et Castel Pic.
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