Breton. Les réactions de M. Tison et J.-P. Plégades
À propos des langues régionales, Martine Tison et Jean-Paul Plégades, candidats aux dernières élections cantonales, réagissent dans un communiqué.
« Messieurs de l'Académie française, auriez-vous oublié vos origines provinçiales ? Les langues ou les dialectes de vos grands-parents qui ont résonné à vos oreilles, enfants, ne vous ont pas empêché d'obtenir une carrière prestigieuse et de devenir « immortels ». Alors arrêtez ce parisianisme aigü. La langue française est notre unité et nos langues régionales sont nos diversités ».
« Quant à vous, Messieurs les sénateurs, qui avez jugé irrecevable l'article nouveau de la constitution sur les langues régionales, quelle mouche vous a piqué ? Dans vos circonscriptions, vous le savez bien, c'est une chance et une ouverture d'esprit d'avoir appris plusieurs langues dans sa prime enfance. Que voulez-vous prouver en vous démarquant à ce point de l'Assemblée nationale ? Nous, peuple de France, nous pensions que nos têtes dirigeantes avaient enfin trouvé un consensus sur un intérêt général. Que nenni ! Il y aurait contradiction à vouloir défendre la francophonie menacée par l'anglais en prenant la tête du combat pour la diversité linguistique dans le monde et à se montrer incapable de la préserver sur notre sol.
Nous pensons qu'au-delà des clivages politiques, il faudra que les élus de nos régions prennent leurs responsabilités pour que, comme cela se pratique dans d'autres pays, les langues régionales soient enfin reconnues sans enlever le français à la France ».