23 février 2012
Ce samedi 4février, la soirée est alcoolisée dans cet appartement de Lanvallay. Dans la nuit, l'un des invités s'absente temporairement, avant de ressurgir quelques heures plus tard. Il dit s'être fait pourchasser par des individus. La soirée se termine. Le lendemain matin, celui qui a accueilli la fête s'aperçoit que sa voiture n'est plus à sa place. Dans la nuit, les policiers dinannais l'avaient retrouvée, accidentée, sur la place Duclos, près d'un parterre de fleurs endommagé.
En garde à vue dès sa sortie de l'hôpital psychiatrique
Dans le vide-poche avant de la voiture, les enquêteurs retrouvent le téléphone portable de l'invité absentéiste de la veille. Ils ne le connaissent pas encore, pas pour longtemps. Dans la matinée, un automobiliste se présente à un policier dans une rue: il annonce avoir été violenté et menacé au couteau par l'une de ses connaissances, qui a également lacéré son tableau de bord. Son agresseur présumé est encore dans sa voiture non loin de là. Le policier, seul, s'approche du véhicule. Le suspect s'enfuit à pied. Dans l'après-midi, c'est l'organisateur de la soirée de Lanvallay qui se présente au commissariat. Non seulement il n'a plus de voiture, mais il vient lui aussi, à son domicile, d'être violenté et menacé au couteau par son invité de la veille. Les policiers font les rapprochements et interpellent l'auteur présumé en fin d'après-midi à la gare de Dinan. L'homme de 31ans, fortement alcoolisé, est conduit à l'hôpital pour les examens toxicologiques. Là-bas, au vu de son comportement et de ses antécédents, il a été transporté à l'hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu où il est interné. Après avoir reçu confirmation par les médecins que leur suspect est pénalement responsable, les policiers le placent en garde à vue, mardi, à sa sortie de Saint-Jean-de-Dieu. Il confirme avoir ingurgité une grande quantité d'alcool le dimanche des faits, en plus de médicaments, et ne nie pas son implication. Présenté devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo, hier, dans le cadre d'une reconnaissance préalable de culpabilité, ce Côtissois a été condamné à douze mois de prison, dont six ferme.