23 février 2012
Une petite heure avant le match, l'ambiance est détendue dans le foyer du club de tennis de Taden. Bières, cafés, etc., Xavier et Thomas, les organisateurs sont au bar et tentent de réchauffer comme ils peuvent les premiers spectateurs... «Ce n'est pas PSG-OM mais quand même, c'est une belle affiche après un tournoi de très bon niveau», lance Xavier. Un peu plus loin, installé tranquillement dans le large fauteuil près de la cheminée, Nicolas Devilder, portable à la main, se la joue zen. Pas de pression pour le 29e joueur français. «C'est la première fois que je participe au tournoi de Taden. L'accueil a été très sympa. Ce tournoi est un bon test de préparation car la saison sur terre battue va commencer», explique le joueur de 31 ans. C'est sûr, qu'on est bien loin du match où le natif de Dax s'était incliné face à RafaelNadal, à Roland-Garros en 2008. «C'était l'un des meilleurs moments de ma carrière. Mais bon, il a gagné le tournoi la même année, alors...»
Avantage Devilder
À dix minutes du coup d'envoi, c'est par la présentation des deux joueurs que le speaker lance ce qui sera une belle affiche. Les jeunes ramasseurs de balle tentent de se réchauffer tant bien que mal. 17h45, c'est l'entrée des artistes dans l'arène devant environ 200 spectateurs massés sur une tribune. Les plus malins se sont postés au foyer, au chaud, derrière une vitre qui offre une vue plongeante sur le terrain. Benjamin et Olivier, 10 et 16 ans attendent la finale, un peu refroidis par la température, qui ne dépasse guère celle de l'extérieur. «Devilder est favori, il est mieux classé. Mais bon, je ne ferai pas de pronostic. Sur un match, on ne sait jamais!», explique Olivier, jeune tennisman de Léhon.
«Allez Charles, allez!»
Sur le cours, un droitier face à un gaucher. Les deux joueurs se sont déjà rencontrés auparavant. Cinq minutes d'échauffement et voilà le speaker qui somme les joueurs de se mettre en place. Niveau température, c'est un bon 0°C. En t-shirt et short, Nicolas Devilder doit penser aux 35°C qu'il fait au même moment, en Floride, où il était il y a peu de temps pour un autre tournoi. Les premiers coups sont à l'avantage de Devilder. Services puissants, coups liftés, le favori est bien présent et pressé d'en finir rapidement. «Il a le même jeu que moi! Mais je suis moins rapide...», lâche un père de famille venu avec son fils. Dans les tribunes et dans la salle, la chaude ambiance commence timidement à pointer le bout de sa raquette. Les premiers encouragements fusent. «Allez Charles! Allez!», lance un spectateur au bord du terrain. On entend juste les balles claquer dans les cordes et les jeunes ramasseurs de balle courir après leur Graal à eux, la petite balle jaune. 20h, fin du match, après une heure et quart de jeu. Le résultat: 6-3 6-2 en faveur de Nicolas Devilder. À l'année prochaine messieurs!