19 décembre 2011
Jeudi, l'association Coeur Émeraude avait convié nombre d'élus et de responsables associatifs, pour une réunion destinée à faire le point sur les zones humides (ZH). En présence du sous-préfet de Saint-Malo, de Sylvie Diveu, qui représentait celui de Dinan, et de Camille Meunier, du Syndicat mixte du pays de Dinan, ils étaient près d'une cinquantaine à s'être déplacés. «Ce soir, votre mobilisation témoigne de l'intérêt que nous portons à cette réalité qui s'impose à tous: la disparition de nos zones humides», a lancé Charles Josselin, président de Coeur Émeraude, en ouvrant cette réunion.
Une valeur économique conséquente
Lionel Levé, du service patrimoine naturel de la Dreal Bretagne, a précisé, pour les auditeurs qui ne le sauraient pas encore, les différents rôles d'une zone humide, en particulier en matière de régulation des débits et de filtrage des toxiques et micro-polluants. «Les services rendus par les zones humides ont une valeur économique loin d'être négligeable», a affirmé le technicien qui, se basant sur la synthèse des quinze études réalisées en la matière, avance des chiffres oscillant de 650EUR à plus de 10.000EUR à l'hectare. Soumis à de multiples menaces, ces milieux, qui ont disparu massivement ces 30 dernières années, sont aujourd'hui inventoriés et protégés des activités humaines. «Le code de l'environnement et le schéma régional de cohérence écologique (SRCE) s'imposent aujourd'hui à vous lors de l'élaboration des Scot et autres Plu», a-t-il lancé aux élus.