29 octobre 2011
«Très belle initiative», pouvait-on entendre à l'issue de l'animation proposée par l'Adramar (*) au grand public, hier matin. «C'est une première de faire participer le public à nos recherches et de leur expliquer notre travail», a expliqué Éric Mancey, président de l'Adramar. Les 50 participants à cette aventure (les places étaient limitées) ont pris place sur le Sol Ar Mor, pour rejoindre à 0,5 mile du quai du barrage de la Rance, le bateau de l'Adramar, l'Hermine Bretagne. Cet ancien navire ostréicole a été complètement réaménagé pour s'adapter aux besoins que nécessitent les fouilles sous-marines. À la ZI 24 - comprendre zone interdite, bouée 24 - les plongeurs archéologues de l'Adramar ont donc plongé à 13m de profondeur, avec une caméra, pour réaliser une vidéo qui a ensuite été projetée sur les écrans du Sol Ar Mor. Anne Hoyau-Berry, archéologue, a expliqué l'objet du travail de l'Adramar à cet endroit très précis. L'épave présumée du César aurait sombré ici en 1692. Les éléments les plus visibles sont les canons, que l'on retrouve bien alignés. Était-ce un navire de commerce qui utilisait les canons pour le stabiliser avec du lest? Ou un navire de guerre de course au service du roi, ce qui expliquerait la présence de munitions et des canons? Ou les deux?
Le terrain et les archives
Ces premières fouilles, appelées sondages, sont corroborées avec un travail de recherche dans les archives. «À ce stade, toutes les pistes sont ouvertes. Il faut ensuite attendre les fouilles archéologiques», a noté Anne Hoyau-Berry. L'équipe de l'Adramar reste encore sur le site pendant une semaine, puis effectuera, en son siège, à Domagné (35), des analyses. En fonction du rapport qui sera établi, d'autres missions devraient être engagées.
*Association pour le développement de la recherche en archéologie maritime