23 février 2012
Respect Monsieur Régnier, alias Rover. On attendait l'album depuis un EP sorti à l'automne et son passage aux Trans, à Rennes. On n'est pas déçu. Quel talent ! La pochette donne le ton : pop-folk classieuse mais qui souvent menace de glisser vers des sons plus écorchés, ambiances clair-obscur, impressionnants écarts de voix... Il y a du Brian Wilson dans l'esprit et la composition (les choeurs ne sont d'ailleurs pas sans rappeler ceux des Beach Boys), du Bowie dans certaines intonations et arrangements cold-wave, du Muse dans la puissance mélodique, les effets électro, les crescendo... Pourquoi toutes ses références ? Rover nous servirait-il du réchauffé ? Loin de là. De ceux qu'il concidère comme ses «maîtres» (Wilson, Bowie, Beatles), cet auteur-compositeur-multi-instrumentiste français en a synthétisé le meilleur pour créer un style en rien passéiste. L'évocation d'aussi prestigieux parents musicaux va de paire avec l'envie que l'on a de susciter la curiosité, l'envie de découvrir ce premier opus éponyme (Cinq7/Wagram, lundi dans les bacs). Celle, aussi, d'aller le voir sur scène en mai, le 23 à Brest ou le 25 à Art Rock à Saint-Brieuc.

25 mai 2012 à 11h45 - 9 réaction(s)
18 mai 2012 à 10h24
11 mai 2012 à 19h06