14 novembre 2011
"C'est un jour très important pour moi, pour mes musiciens, pour mon père...", très ému, au point de ne pas pouvoir terminer sa phrase, Lulu Gainsbourg a donné mardi 8 novembre son premier concert parisien sur la scène du Casino de Paris, 25 ans après le dernier récital de son père dans cette salle.
Lundi 14 novembre, le fils de Serge Gainsbourg publiera un premier album "From Gainsbourg to Lulu" (Mercury/Universal). Entouré de six musiciens, le jeune homme a dévoilé sur scène d'émouvantes reprises des grands succès de son père, revisités et réorchestrés et qui sont l'occasion de duos inattendus.
Le clip de "l'eau à la bouche" :
Mardi 8 novembre, Lulu Gainsbourg, 25 ans, en total look "Gainsbarre", Panama en plus, a été rejoint par une belle brochette d'invités présents sur l'album dont Mélanie Thiérry et Jane Birkin pour une envoutante version modernisée de "La ballade de Melody Nelson".
Vanessa Paradis est venue chanter "Sous le soleil exactement", accompagnée au piano par le fils de Gainsbourg (video : YouTube) :
Pour le titre "Couleur Café" réinventé, Lulu a formé un quatuor avec -M- (Matthieu Chedid), Sly Johnson et Ayo. Il retrouvera -M- pour une remarquable reprise piano-guitare-voix de "Requiem pour un con".
Lulu et Dani ont chanté en duo "Comme un Boomerang" écrite pour la chanteuse en 1975 et restée inédite jusqu'en 2001 (video : YouTube) :
Le jeune homme intimidé par des débuts aussi symboliques, a revisité aussi "La Noyée" dans une très belle version voix-piano, sa chanson préférée parmi celles écrites par son père, a-t-il confié au public, estimant en toute humilité "qu'il ne la chante pas aussi bien". Pour le final, Lulu fait chanter "La Javanaise" à son premier public.
Une vente aux enchères des affaires personnelles de Gainsbourg
Après ce concert complet, preuve d'un intérêt toujours présent pour Gainsbourg, des affaires personnelles de Serge Gainsbourg ont été mises aux enchères mercredi 9 novembre. Sotherby’s, la plus ancienne maison de vente aux enchères du monde située au 76 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris, a mis notamment aux enchères certaines de ses chansons manuscrites telles que le brouillon de «love on the beat», les écrits de «sorry angel» qui retrace sa séparation d’avec Jane Birkin, le scénario du film «no comment» jamais réalisé; mais aussi des lettres, des photos, des portraits (signés des plus grands photographes comme William Klein, Helmut Newton ou encore Tony Frank) , des vêtements (comme la veste militaire qu’il a porté sur le trounage du film « je t’aime moi non plus ») et surtout le fameux et polémique billet de 500 F (ou du moins ce qu’il en reste) que Serge Gainsbourg avait brulé le 11 mars 1984 sur le plateau de 7/7.
La vidéo du 11 mars 1984 :

25 mai 2012 à 11h45 - 9 réaction(s)
18 mai 2012 à 10h24
11 mai 2012 à 19h06