28 septembre 2009 à 18h08 - 2 réactions
Né à Brest en 64, Miossec sort son premier album en 1995. Il reçoit le Grand Prix du Télégramme pour son album 1964 et sa production musicale 2004. Miossec, c’est une référence en matière d’écriture et de composition de chanson française, qui fait de multiples émules comme Cali, Delerme… Une tournée nationale est prévue à partir d’octobre dont une date à l’Olympia en mars 2010. Il répond ici aux questions de Frédéric Jambon, journaliste au Télégramme.
Frédéric Jambon - Dans « Finistériens », l'amour reste un des thèmes abordés. Dans vos chansons, il est question d' amour, ce n'est d'ailleurs pas de l'amour fleur bleue, parce que c'est le meilleur révélateur finalement de l'âme humaine.
Christophe Miossec. - "Je crois que c'est la base de toute musique populaire donc je n'ai pas l'impression d'être super original, enfin le blues ça ne parle que de ça, même le jazz. Non, toutes les musiques populaires sont basées sur le thème du couple généralement, donc voilà".
FJ - Et c'est un thème inépuisable...
CM - Je suis très mal placé pour faire un truc sur les moissons, ce genre de choses...
FJ - Par contre, dans la chanson « Les chiens de paille », là c'est un autre univers où vous parlez à un employé qui se retrouve au bout du rouleau, c'est une chanson qui a une dimension plus sociale, c'est pas évident à faire ce type de chanson. Comment abordez-vous ce genre ?
CM - C'est un peu casse-gueule comme genre, on peut vite tomber dans le côté moraliste ou donneur de leçon. En fait, j'ai commencé la musique à plus de 30 ans, j'ai eu le temps d'être dans le milieu du travail avant, je savais à peu près de quoi je parlais, donc c'était plutôt intéressant et puis je trouve qu'aujourd'hui ça devient impossible qu'il n'y ait plus de chansons sociales vu la situation qui s'améliore de jour en jour...
Saint-Brieuc ville. «Choeurs en Goëlo». Festival du chant choral à Étables