25 janvier 2012 - 3 réactions
Lire également :
> Téléchargement : Sauve-qui-peut chez les concurrents de Megaupload
> Megaupload : le coup d'arrêt à un empire mondial du Net
> Fermeture de Megaupload : les internautes abattus mais pas résignés
> Tous nos articles sur Megaupload
D'après des révélations de TorrentFreak, Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, le fondateur du site Megaupload, devait lancer, en 2012, "un site qui aurait pu bouleverser l'industrie de la musique en ligne", comme l'explique Europe 1.
Le projet Megabox devait permettre de rétribuer les artistes
Le projet Megabox, comme il avait été baptisé, était censé proposer un modèle économique alternatif à celui des géants du téléchargement légal, type iTunes. Ce service prévoyait, en outre, de rétribuer les artistes à hauteur de 90% des sommes perçues.
Comment ? Grâce à un modèle appelé MegaKey, dont le principe aurait consisté à installer un logiciel permettant de remplacer jusqu'à 15 % des publicités vues par l'internaute par d'autres, plus ciblées, produites par MegaClick, la régie publicitaire de MegaUpload. Ce principe, censé augmenter la manne des revenus publicitaires, devait donc permettre de générer les revenus suffisants pour rétribuer les artistes téléchargés.
Kim Dotcom en décembre dernier : "Universal Music Group sait que nous allons rivaliser avec eux"
"Oui c’est vrai, nous paierons les artistes même pour des téléchargements gratuits. Le modèle économique de MegaKey a été testé sur un million d’utilisateur, et ça marche", expliquait à ce titre Kim Dotcom, repris par Europe 1, en décembre dernier. "Universal Music Group sait que nous allons rivaliser avec eux en lançant notre propre plateforme de musique en ligne. Un site qui permettra bientôt aux artistes de vendre leurs créations directement aux internautes tout en permettant aux artistes de récupérer 90% des revenus", indiquait encore le créateur de Megaupload.
A terme, cette stratégie aurait donc dû permettre à un site comme Megaupload de se hisser au rang d'une entreprise de vente de contenus culturels on-ne-peut-plus légale. D'où les inquiétudes que cela aurait généré du côté de l'industrie américaine, redoutant l'arrivée d'une fâcheuse concurrence.
Selon la radio de la rue François 1er, la version test de ce projet était déjà bien avancée. Et regroupait plusieurs partenaires de poids, comme 7digital, Gracenote ou encore le géant Amazon. "Vous pouvez d’ores et déjà vous attendre à des annonces sur MegaBox l’année prochaine, dont des accords avec des artistes désireux de s’écarter des modèles économiques obsolètes", avait même promis Kim Dotcom.
Une promesse qu'il n'est donc plus en mesure de tenir, et ce depuis vendredi dernier, jour de son arrestation...
26 mai 2012 à 13h08 - 6 réaction(s)