30 septembre 2009
Lorient sera, la semaine prochaine, le lieu de tournage d'un court-métrage. Le deuxième film de Sonia Larue, ancienne assistante auprès de réalisateurs comme Gadlif, Marshall ou Chatiliez, aujourd'hui installée à Doëlan.
Les repérages ont été effectués dans la ville, le casting est terminé, l'équipe technique au complet et le budget bouclé pour neuf jours de tournage. Sonia Larue est impatiente d'actionner la caméra. Son film, un court-métrage de 25 minutes, met en scène Claire, une jeune maman, fleuriste cours de la Bôve, dans ses relations avec sa fille de 3 mois, Rose. «Ce n'est pas un documentaire, précise la cinéaste, mais la chronique d'une mère débordée par des sentiments contradictoires envers son enfant, partagée entre un amour fusionnel et ce sentiment d'incapacité d'être une bonne mère». Dans le rôle de la maman, la comédienne rennaise Julie Henry. La réalisatrice a aussi recruté Erika Vandelet, de la Compagnie de l'Échange, Frédéric Gessiaume et Sandrine Bodenes. Pas facile, par contre, de dénicher la perle rare pour jouer le rôle du nourrisson de trois mois. «Après le casting, nous avons rencontré une vingtaine de parents et retenu deux bébés».
Tour de Guémené, pont des Indes et Le Galion
À quelques jours de la mise en bobine du projet, Sonia Larue réalise à quel point elle a choisi le bon environnement. «Lorient n'est pas une ville qui dévoile ses charmes au premier coup d'oeil, mais possède une lumière et des perspectives étonnantes». Parole de réalisatrice. Le tournage démarre le 7octobre. «Nous allons filmer dans un appartement de la tour de Guémené, avec des vues imprenables sur la rade. Le pont des Indes constitue également un des principaux décors. Une scène sera filmée au Galion (*)». Bref, pas question de rendre les lieux de tournage anonymes. À part les caprices de la météo et les humeurs du bébé, tout est réglé comme du papier à musique. Il était temps. Sonia le reconnaît: «Nous avons eu beaucoup de mal à boucler le budget sur un sujet qui dérange: l'arrivée d'un enfant, avec tous les doutes et le trouble que cela suscite, pas toujours très politiquement corrects». Un sujet tabou, qui passionne la réalisatrice.
La passion des nourrissons
«J'ai la passion des nourrissons. Ils contiennent tous les espoirs de l'humanité, remettent tout à plat dans une vie», confie cette jeune mère de deux enfants. La famille reste au coeur de ses histoires. Sa marque de fabrique. Déjà, son premier scénario, réalisé en 2006 (lire ci-dessous), deux ans après son installation à Doëlan, parle du lien familial. «C'est comme un sillon que je continue de creuser. Le fil rouge, notre identité, ce qui nous construit».
Aujourd'hui, elle songe déjà à un troisième scénario. Un long-métrage cette fois-ci. Mais, en attendant, la priorité est de terminer ce court-métrage, avant de le lâcher dans les circuits de diffusion. Certainement début 2010.
(*) La production recherche une cinquantaine de figurants bénévoles et majeurs pour remplir le bar le Galion, le 12octobre, de 15h à 18h30. Tél.06.72.51.32.82 ou figuration.pbp@gmail.com
