letelegramme.fr

 

Rechercher

Notre-Dame-des-Landes. Six mois ferme à un opposant

20 décembre 2012

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article

Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a condamné jeudi en comparution immédiate un opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à un an de prison, dont six mois ferme, pour violences à l'encontre des forces de l'ordre.

Troisième condamnation en deux jours
Interpellé mardi soir sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, présenté en comparution immédiate à Saint-Nazaire, ce Parisien né en 1991 a également été condamné à une interdiction de séjour de cinq ans en Loire-Atlantique, mais il n'a pas été écroué à l'issue de l'audience. Il s'agit de la troisième condamnation à de la prison ferme à l'encontre d'un opposant à l'aéroport depuis le déclenchement à la mi-octobre d'une vaste opération d'expulsion des quelque 150 opposants anti-capitalistes alors installés sur le site.
Un autre opposant a été condamné à huit mois de prison avec sursis dont deux mois ferme mercredi et un autre à dix mois dont cinq ferme le 28 novembre. Ces deux personnes avaient aussitôt été écrouées.
Le tribunal administratif de Nantes a par ailleurs rejeté ce jeudi le recours qu'avaient déposé des opposants contre les arrêtés de cessibilité, qui ont permis l'expropriation des terrains destinés au projet. Ils envisagent de faire appel, selon leur avocat.

Sur le terrain, la tension reste vive
L'expulsion des anti-aéroport a suscité l'émoi et le dossier est devenu un objet de polémique nationale du fait de l'implication du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député-maire de Nantes.
Alors qu'une commission de dialogue, créée fin novembre par le gouvernement pour apaiser le débat, a été installée officiellement jeudi à la préfecture à Nantes et doit commencer ses entretiens vendredi, sur le terrain, la tension reste vive entre les opposants et les gendarmes qui surveillent la zone.
Un opposant a été blessé au pied dimanche soir par une grenade de désencerclement, lors de vifs heurts qui ont opposé les gendarmes, qui surveillent jour et nuit le carrefour central de la zone du projet d'aéroport, à des groupes d'opposants. Ces heurts se sont reproduits lundi et mardi soir et ont donné lieu à des interpellations.
Loin du site, à Paris, Greenpeace a par ailleurs déployé ce jeudi une immense banderole sur la pyramide du Louvre.

La possibilité d'un abandon du projet "pas entièrement fermée"
Le président de la commission de dialogue, Claude Chéreau, a estimé ce jeudi que de nouvelles expuilsions sur le site "ne faciliteraient pas le dialogue". Celui-ci s'annonce de toute façon difficile, puisque l'Acipa, principale organsiation des opposants au projet, a d'ores et déjà affirmé son intention de boycotter la commission, celle-ci n'ayant pas vocation à statuer sur le fond. "Je ne désespère pas qu'on arrive à se voir soit en janvier soit plus tard", a toutefois déclaré Claude Chéreau, qui précise que la possibilité d'une remise en cause globale du projet n'était "pas entièrement fermée", dans la mesure où la commission pourra faire des porpositions dans son rapport final.

  • B.B. avec AFP
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Appli iPhone Android Le Télégramme

Nouveau Forfait illimité Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique