20 décembre 2012 - 4 réactions
De nombreuses procédures émanant de la Direction départementale de la sécurité publique de Nantes ont été transmises illégalement à la direction de l’espace public de Nantes Métropole entre 2001 et 2007, affirme Le Point ce jeudi.
Parmi ces procédures, de nombreux procès-verbaux d’audition de particuliers ou de professionnels impliqués dans des délits liés à la route (infractions diverses, alcoolémie, délits de fuite). "C’est dans le cadre d’une enquête d’accidentologie effectuée par la communauté urbaine, mais les noms des personnes sont démarqués", avance un responsable, démenti par l'hebdomadaire, selon lequel nom, prénom, adresse et profession figurent sur les documents.
Le Point en publie un exemple (rendu anonyme, cette fois).
"Mélange des genres"
Une pratique illégale, ces auditions étant protégées par le secret professionnel des forces de l’ordre. "C'est la preuve qu'il y a un mélange des genres et une porosité entre la police nantaise et les collectivités", dénonce dans l’hebdomadaire un cadre municipal.
Il faut dire que l’affaire intervient à peine quelques jours après la découverte d’étrangers fichiers sur les SDF de la ville, que l’ancien maire de Nantes avait mis sur le compte d’une initiative individuelle malheureuse, sans convaincre ses détracteurs, dont le conseiller municipal Julien Bainvel, qui a annoncé son intention de saisir la CNIL pour qu’elle vérifie l’existence d’autres fichiers.
Des dérives "liées au recrutement d’anciens policiers de haut rang issus du monde du renseignement. Pour diriger la police municipale, pourquoi a-t-on systématiquement préféré des RG à des spécialistes de la sécurité publique ?", s’interrogeait mardi sur letelegramme.com Patrick Lefèvre, responsable syndical SNPM au sein de la police municipale nantaise.
21 mai 2013 à 19h25
21 mai 2013 à 18h34
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20 mai 2013 à 15h47 - 25 réaction(s)
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