10 février 2012 - 1 réactions
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Dans un communiqué lu dans la salle des pas perdus du Tribunal de Nantes, les représentants syndicaux ont rappelé qu'il s'agissait alors de "défendre une conception d'une police républicaine et d'une justice indépendante, dotée des moyens de fonctionner et exempte d'ingérences politiques hasardeuses".
Le 3 février 2011, les propos de Nicolas Sarkozy promettant de sanctionner des "dysfonctionnements graves" de la justice dans l'affaire du meurtre de Laetitia Perrais près de Pornic le 18 janvier 2011, avant même que l'existence de défaillances soit démontrée, avaient cristallisé la colère du monde judiciaire.
Les syndicats dénoncent une "instrumentalisation des faits divers à des fins électorales"
Un mouvement inédit avait paralysé la plupart des tribunaux de France pendant plusieurs jours et suscité manifestations, motions, pétitions réclamant plus de moyens et de reconnaissance. "Si toute faute appelle une sanction, sa recherche doit échapper à toute instrumentalisation des faits divers à des fins électorales, celle-ci ne pouvant servir de cap une politique pénale", a estimé l'intersyndicale au nom de l'Union syndicale des magistrats (USM), du Syndicat de la magistrature (SM), de la CGT pénitentiaire et CGT Protection judiciaire de la jeunesse, du syndicat des avocats de France (SAF), du SNOP, syndicat des cadres de la police nationale et de la CFDT.
La filière d'application des peines nantaise renforcée depuis le drame...
La filière d'application des peines nantaise, directement visée car chargée du suivi du meurtrier présumé de Laetitia, Tony Meilhon, a depuis été renforcée par deux juges d'application des peines et le SPIP (services pénitentiaires d'insertion et de probation) par "un renfort de 9 postes", selon l'intersyndicale. Mais les effectifs "restent très en-deça des besoins réels", ont souligné les personnes présentes.
... Mais de "gros problèmes" d'effectifs persistent
A Nantes, "il reste de gros problèmes d'effectifs au tribunal pour enfants et aussi au tribunal des affaires de sécurité sociales (TASS) qui a connu une augmentation de 30% du stock de ses dossiers en souffrance en un an, soit 10 à 30 mois d'attente", a souligné le juge Jacky Coulon, délégué local de l'Union syndicale des magistrats (USM).
24 mai 2012 à 16h54
24 mai 2012 à 09h27
22 mai 2012 à 12h40 - 6 réaction(s)
18 mai 2012 à 18h44